AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
L'Eurogroupe se réunit pour discuter de la situation en Grèce, après le rejet par le peuple grec des conditions proposées par les créanciers, lors du référendum du dimanche dernier.
Le vice-président de la Commission européenne, chargé de l'Euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis, s'est exprimé avant la réunion, mardi à Bruxelles.
Selon Dombrovskis, si Athènes ne peut pas rétablir la confiance avec le programme qu'elle annoncera, on ne pourrait alors pas exclure l'idée d'une sortie de la Grèce de la zone euro.
Le vice-président a estimé que la Grèce a gâché l'année dernière pour rien, et a déclaré attendre de la part du pays "une stratégie nette et fiable. Plusieurs choses dépendent aujourd'hui du programme de réforme qu'il présentera. Il faut un ensemble fiable et englobant."
Dombrovskis a insisté sur le fait de ne pas souhaiter une sortie de la Grèce, scénario qui cependant n'est pas exclu si aucun programme fiable n'est proposé.
Pour sa part, le président de l'Eurogroupe et ministre néerlendais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a estimé que le résultat du référendum signifie un rejet des propositions précédentes.
"Ce sera difficile mais nous verrons la nouvelle proposition de la Grèce et sa fiabilité", a déclaré Dijsselbloem, assurant être prêt à faire tout pour renforcer la zone euro et éviter un résultat nuisible à la fiabilité de la zone.
Le Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a noté pour sa part, que la sortie de la Grèce de la zone euro sera "un échec et une grande erreur".