AA / Tunis / Yosra Ouanes
Près de 70% d’enfants syriens et 40% d’enfants libyens vivant en Tunisie rencontrent des difficultés scolaires, selon le président de l’association tunisienne de défense des droits de l’enfant, Moataz Cherif.
« Les enfants syriens et libyens ont du mal à assimiler la lingue française adoptée dans le système éducatif tunisien, ainsi que le caractère arabe [police utilisée] dans les livres scolaires. De plus, ils sont habitués aux chiffres indiens, alors que la Tunisie emploie les chiffres arabes », a déclaré Cherif, à Anadolu, évoquant également des problèmes psychologiques et de prise en charge médicale.
Selon l’association, 250 mille familles libyennes sont installées en Tunisie, comptant chacune une moyenne de cinq enfants. En revanche, il n’existe pas de statistiques précises sur le nombre d’enfants syriens en Tunisie.
L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a assuré des cours de français gratuits aux enfants réfugiés durant les vacances d’été pour faciliter leur assimilation en classe, a indiqué Cherif.
Il a, par ailleurs, souligné que des projets conjoints entre les ministères tunisiens de la Santé et de l’Education ont été mis en place pour trouver des solutions et des mécanismes d’intégration pour ces enfants.
Ces statistiques, a-t-il dit, sont le résultat d’une enquête menée depuis le mois d’avril dernier par l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant, en partenariat avec le bureau de l’UNHCR à Tunis, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Croissant-Rouge tunisien, le bureau d’études « Sigma Conseil » et des spécialistes en psychologie.