AA / Skhirat (Maroc) / Khaled Majdoub
L’envoyé spécial des Nations Unies en Libye, Bernardino Leon, a déclaré jeudi, qu'«il y a eu entente générale entre les parties libyennes pour que la proposition des Nations Unies soit la base des prochaines négociations et de l’accord final».
Cette déclaration a été faite par le responsable onusien jeudi dans la ville marocaine de Skhirat à l’issue du troisième round du dialogue libyen.
Leon a assuré que le résultat du dialogue libyen au Maroc est positif assurant que «les Nations Unies et les parties libyennes pressentent l’approche d’un accord».
L’émissaire onusien a cependant affirmé qu’il y a encore un grand travail à réaliser de la part des parties libyennes quant à la proposition de l’ONU.
Léon a précisé qu’il avait commencé à discuter de la formation d’un gouvernement d’union avec certaines parties libyennes dont celles qui n’étaient pas disposées à aborder le sujet ».
La Mission des Nations Unies en Libye avait soumis, deux jours auparavant une proposition en trois points "élaborés au terme de débats exhaustifs avec les différentes parties et qui traitent des préoccupations de l’ensemble des protagonistes, mais qui nécessitent des concessions de la part de tous afin de surmonter la crise actuelle", indique un communiqué de l'ONU.
"Il s’agit, en premier lieu, de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale conduit par un chef de gouvernement, d’un Conseil présidentiel formé de personnalités indépendantes qui n’appartiennent à aucun parti et qui seraient acceptées par tous les Libyens", lit-on dans le communiqué.
"Le deuxième point concerne la chambre des députés qui constitue l’instance législative représentative de tous les Libyens, dans le cadre d'une approche participative et de l’application intégrale des principes de la légitimité", poursuit le même communiqué.
"Le troisième point porte sur la création d'un Haut Conseil d'Etat qui s’inspire d’institutions similaires dans de nombreux pays. De plus, il sera procédé à la mise en place d’une instance de gouvernance, d’une structure de rédaction de la Constitution, d’un conseil de sécurité national et d’un conseil des municipalités", poursuit le communiqué.
La Mission onusienne avait relevé qu’un accord sera trouvé au sujet d’un mécanisme de coopération entre ces institutions pour atteindre le consensus en cette période cruciale.
"Le mandat de ces instances sera prolongé tout au long de la nouvelle phase transitoire, dont la durée sera déterminée par les différents protagonistes. Cette phase s’achèvera par la tenue de nouvelles élections au terme de l’approbation de la constitution par voie référendaire", conclut le communiqué de la Mission onusienne.