AA/Syrie/Ala Walid
Le régime syrien a reconnu que la ville historique de Palmyre, dans le centre du pays, a été prise par les éléments de l’EIIL.
L’agence de presse officielle du régime syrien (SANA), a indiqué que « les forces de la défense populaire [relevant du régime] se sont retirées des quartiers de Palmyre après avoir assuré la sortie de la majorité des habitants, devant l’avancée des terroristes de l’EIIL qui tentent de se barricader dans les sites archéologiques ».
L’agence a indiqué que les forces armées du régime ont riposté aux attaques menées par les combattants de l’EIIL contre la troisième station de transport pétrolier, et plusieurs sites militaires dans les environs du champ de Jezel, dans la campagne de Palmyre. La même source a précisé que la riposte des forces du régime a entraîné « des pertes matérielles et humaines du côté de l’EIIL ».
L'agence officielle syrienne a cité une source militaire, affirmant que les forces du régime ont détruit cinq véhicules blindés de l’EIIL, et touché des dizaines de ses membres, dans un raid aérien mené contre l’un de ses convois, sur l'axe de Sokhna, à 70 km au nord-est de Palmyre.
La même source a souligné que de violents affrontements ont eu lieu dans le quartier nord de la ville, sans fournir de précision sur le bilan des victimes.
Des activistes syriens avaient annoncé, mercredi soir, la prise de contrôle total de Palmyre par l’EIIL, après le retrait des forces du régime syrien vers l'ouest, en direction de la campagne orientale de Homs.
L'UNESCO avait appelé, vendredi dernier, à ''sauver'' le site archéologique de Palmyre, en Syrie, des mains de l’EIIL.
''Le site a déjà souffert du pillage durant les quatre années de conflit, et représente un irremplaçable trésor pour le peuple syrien et pour le monde'', a déploré dans un communiqué, Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, appelant toutes les parties en conflit à ''protéger'' Palmyre et à ''tout mettre en œuvre pour empêcher sa destruction''.
Palmyre représente, comme rappelle l'UNESCO, un ''vestige unique'' du premier siècle et un exemple d'architecture et d'urbanisme romain, avec sa très grande rue à colonnade et le temple de Baal, ''l'un des plus importants monuments culturels de toute la région''.