AA/Washington D.C./ Mehmet Ö. Toroğlu
Les membres de la Chambre des représentants des Etats-Unis ont critiqué la peine de mort prononcée à l’encontre de Mohamed Morsi, le premier président égyptien élu, et les pratiques répressives des autorités égyptiennes en violation des droits de l'Homme et de la démocratie, lors de la session de la sous-commission pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la commission des Affaires étrangères de la Chambre.
Brendan Boyle, membre démocrate de la Chambre des représentants, a exprimé sa profonde préoccupation face à la peine de mort prononcée contre Morsi ainsi que plus de cent autres personnes.
Le député républicain Ted Yoho a, de son côté, déclaré à l'Agence Anadolu (AA) après la session : « l'exécution de Morsi provoquera encore plus d’instabilité en Egypte ».
Nancy Aqeel, directrice exécutive de l'Institut de politique au Moyen-Orient, a déclaré lors de l’audience, que «la peine de mort prononcée contre Morsi et plus de 100 personnes, est une atteinte à la primauté du droit, et fait de la justice en un instrument de répression ».
Le représentant démocrate, David Cicilline, a déclaré que « le peuple égyptien a assisté, au cours de ces dernières années, à un chaos inhabituel, et vit actuellement sous un régime qui invoque la sécurité pour recourir à des pratiques répressives ».
Cicilline a ajouté que «l'administration américaine doit exercer des pressions pour inciter le régime d’al-Sissi à faire des réformes démocratiques, et à respecter les droits humains fondamentaux ».
La députée républicaine Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la commission des Affaires étrangères, a déclaré que le changement qui a été espéré en Egypte après la révolution de 2011, avance lentement, soulignant que les droits de l’Homme sont le facteur le plus important que devrait considérer les Etats-Unis pour définir leur politique étrangère.
Ros-Lehtinen, a affirmé que l'urne électorale ne constitue pas le seul critère de la démocratie, précisant que le gouvernement devrait également travailler de manière démocratique, et respecter les droits de ses citoyens.