Hafawa Rebhi
16 Janvier 2018•Mise à jour: 16 Janvier 2018
AA / Yémen / Mourad Arifi
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi s’est entretenu, mardi, dans la capitale saoudienne Riyad, avec l’émissaire de l'ONU pour le Yémen ; Ismail Ould Cheikh Ahmed, et son adjoint pour discuter des moyens susceptibles de relancer les négociations de paix arrêtées depuis plus d'un an.
L'agence de presse yéménite officielle « Saba » a rapporté que Hadi, « de par son sens de responsabilité envers le peuple du Yémen, a réitéré son engagement et l'engagement de son gouvernement en faveur de la paix ».
« La réunion intervient après que la milice des Houthis a assassiné son ancien partenaire ; l'ancien président Ali Abdallah Saleh, ce qui confirme leur cruauté et leur exclusion de quiconque n'est pas d'accord avec eux », a précisé Hadi.
Cette « trahison » révèle, selon le président yéménite, que la paix est un concept irréductible pour les Houthis. « Ceux-ci ne peuvent saisir ni assimiler la paix et ses termes, la paix pour laquelle nous avons longuement travaillé avec la communauté internationale et donné des concessions », a-t-il renchéri.
Lors de cette réunion à laquelle a assisté le ministre yéménite des Affaires étrangères Abdul Malik Mikhlafi, Hadi a également tenu à énumérer « tous les dépassements des Houthis », « de leur dédain de la souffrance du peuple, au mépris des résolutions internationales, en passant par la confiscation des biens des yéménites et des avoirs de la banque centrale ».
Selon l'agence, Ould Cheikh a souligné « l'importance de construire la confiance en tant que base pour toute future rencontre ».
Il a également passé en revue le résumé des résultats de la visite de son adjoint Muin Shuraim à la capitale yéménite Sanaa.
Shuraim a rencontré les dirigeants du groupe Houthi à Sanaa lors de sa visite la semaine dernière ; la première depuis le meurtre de l'ancien président Ali Abdallah Saleh début décembre.
Les Nations Unies ont parrainé trois séries de consultations sur la paix au Yémen, dont la plus récente s'est tenue au Koweït pendant plus de 90 jours et s'est terminée en août 2016, sans aucune avancée pour résoudre la crise qui sévit depuis le début de 2015.