Qays Abu Samra
16 Janvier 2018•Mise à jour: 16 Janvier 2018
AA/Ramallah/Qays Abu Samra
Le gouvernement palestinien a accusé, mardi, le mouvement Hamas de lui faire un chantage et d'accaparer toutes les ressources de la Bande de Gaza.
Le gouvernement a indiqué, dans un communiqué de presse dont Anadolu a reçu une copie, à l’issue de sa réunion hebdomadaire à Ramallah, que « le mouvement Hamas vole l’argent du peuple palestinien ».
Il accuse également Hamas de « s’emparer de tous les revenus de la Bande de Gaza, en refusant de les transférer à la caisse publique et en imposant des taxes et des impôts au citoyens pour son compte ».
Et d’ajouter que « Hamas refuse de permettre au gouvernement l’acquisition des taxes et des impôts, prévue pour le 10 janvier courant, tandis qu’il réclame du gouvernement de verser les salaires de ceux que le Mouvement a désignés, depuis la division ».
Le communiqué souligne, dans ce contexte, que « Hamas ne permet pas au gouvernement de prendre totalement ses fonctions dans tous les secteurs comme en Cisjordanie ».
« Le gouvernement continue à accomplir ses fonctions avec responsabilité et dépense près de 100 millions de dollars par mois sur la Bande de Gaza, en plus des coûts des services de la santé et des autres services », précise le communiqué du gouvernement.
Le gouvernement palestinien a également relevé que la caisse publique couvre les soins des malades de la Bande de Gaza et que « les revenus acquis de la Bande de Gaza par la Caisse publique sont évalués à moins de 3 millions de Shekels (700 mille dollars) depuis le début de la réconciliation ».
Il a tenu, dans ce sens, le mouvement Hamas pour responsable de la souffrance des habitants de Gaza, vu que le transfert des prérogatives n’a pas respecté les critères et n’a pas complètement eu lieu.
« Le mouvement Hamas qualifie de sanctions les mesures prises par le gouvernement dans la Bande de Gaza, dans le but de falsifier la vérité et de camoufler ses tentatives de viser le travail du gouvernement et le processus de la réconciliation », a poursuivi le gouvernement.
Hamas n’a pour l'heure émis aucun commentaire sur le communiqué du gouvernement