AA//Bamako/ BabaKAR Dione
Le procès de Karim Wade, fils de l’ancien président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade a été fixé pour le 31 juillet 2014, selon un communiqué signé par le porte-parole du ministère de la Justice, Soro Diop.
« Le procès sera ouvert au public. Puis, il se déroulera en audience spéciale au palais de justice de Dakar», a indiqué Soro Diop, dans le même communiqué.
Les autorités sénégalaises ont promis de prendre toutes les dispositions pour un procès équitable. « L’Etat est engagé à lui assurer un procès équitable. Karim Wade sera jugé comme les autres prévenus et ses droits seront respectés », a ajoute le document.
« Rien ne dit que Karim Wade est coupable des faits qui lui sont reprochés. Rien ne dit qu’il sera condamné par le juge. Que tout le monde ait confiance en la justice », a-t-il affirmé.
Karim Wade, est poursuivi pour enrichissement illégale. Son dossier a été envoyé devant la chambre d’accusation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Depuis son arrestation, il a reçu deux mises en demeure, l’invitant à justifier des biens estimés à environ 200 millions de dollars.
Fils de l’ancien président Abdoulaye Wade qui a dirigé le Sénégal entre 2000 et 2012, Karim Wade fut ministre des Infrastructures, de la Coopération internationale et des Transports aériens. Il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis le 17 avril 2013, un an après la défaite de son père aux élections de 2012.
Son procès aura ainsi lieu au lendemain des élections locales qui se tiendront le 29 juin prochain. Son père est rentré au Sénégal le 25 avril dernier pour « exiger la libération de son fils» après un séjour de près de deux ans en France et dans certains pays du Golfe.
« Le procès de Karim Wade est politique. La justice n’a aucune preuve contre lui », avait déclaré son père, à son retour à Dakar.
Au cas où il sera reconnu coupable, le fils de l’ancien président risquerait entre 5 et 10 ans d’emprisonnement, conformément aux prédispositions du Code pénal sénégalais.