AA/ Malabo
L’Ethiopie a exprimé, vendredi, son engagement à éviter tous les dommages collatéraux que pourrait générer la construction du barrage de la Renaissance sur les exploitations des eaux du Nil par l'Egypte.
Cet engagement a été rendu public dans un communiqué conjoint publié, vendredi, lors d’une conférence de presse conjointe des deux ministres des Affaires étrangères de l’Egypte et de l’Ethiopie, Sameh Choukri et Tedros Adhanom. Conférence qui a suivi la rencontre, jeudi, entre le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre Hailemariam Desalegn, en marge du Sommet de l'Union Africaine à Malabo.
Les deux pays se sont accordés sur une série de mesures en matière d'exploitation hydrique, notamment «l’engagement du gouvernement éthiopien à éviter tout dommage collatéral du barrage de la Renaissance sur les exploitations hydriques égyptienne. En contrepartie, le gouvernement égyptien s’engage à mener un dialogue constructif avec Addis-Abeba, qui tient en considération les besoins de développement de l'Ethiopie et les aspirations du peuple éthiopien », selon le communiqué.
La même source a fait savoir que les deux parties se sont mises d’accord sur « la reprise immédiate des travaux de la commission tripartite pour le barrage de la Renaissance en vue de mettre en œuvre les recommandations de la commission des experts internationaux ainsi que le respect des résultats des études qui seront menées au cours des différents stades du projet ».
Après leur réunion, Al-Sissi et Desalegn ont ordonné la formation d’une commission supérieure, qui relève directement de leur tutelle et sera chargée de tous les aspects des relations bilatérales et régionales, notamment sur les plans politique, économique, social et sécuritaire, selon le même communiqué. Ils se sont accordés sur «le démarrage immédiat des préparatifs pour la tenue de la commission bilatérale mixte ( sans avancer de détails) au cours des trois prochains mois», ainsi que le respect du principe du dialogue et de la coopération en vue de réaliser des bénéfices mutuels et éviter toute nuisance réciproque.
Les deux parties ont mis l’accent sur la priorité de mettre sur pied des projets régionaux de développement des ressources hydriques pour subvenir à une demande grandissante et faire face à la rareté des eaux, selon le communiqué.