Tarek Mohammed
19 Décembre 2017•Mise à jour: 20 Décembre 2017
AA/ New York (Etats-Unis)/Mohammed Tarek
Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a adopté, mardi, une résolution élaborée par l'Egypte, le Japon et la Suède permettant le prolongement de l’acheminement des aides humanitaires à travers les frontières aux Syriens.
La résolution a récolté les votes de 12 Etats membres du Conseil (sur 15), tandis que la Russie, la Chine et la Bolivie se sont abstenues de voter, a rapporté le correspondant d’Anadolu.
La résolution, consultée par l’agence Anadolu, permet aux organisations de secours relevant des Nations Unies, de réemprunter les lignes de conflit et quatre points de passage frontaliers, dont deux situés du côté de la Turquie, un troisième avec l’Irak et un quatrième au niveau des frontières avec la Jordanie, afin d’acheminer les aides aux Syriens.
A la suite de l'adoption de la résolution n°2165 du Conseil en juillet 2014, l'ONU et ses partenaires d'exécution ont pu fournir des aides humanitaires sauvant la vie de millions de personnes dans le Nord-ouest et le Sud de la Syrie et ce via la Turquie et la Jordanie respectivement.
La résolution actuelle devait expirer à la date du 10 janvier 2018. Grâce à la résolution adoptée mardi, les opérations d’acheminement des aides humanitaires en faveur des Syriens devraient être prolongées d’un an.
La résolution, nouvellement adoptée, ayant le n° 2393 exige du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, "d'inclure dans ses rapports mensuels (soumis aux membres du Conseil) les tendances générales dans le domaine de l’acheminement transfrontalier de l'aide humanitaire ainsi que des informations plus détaillées sur l'assistance humanitaire par le biais des opérations humanitaires transfrontalières de l’ONU ".
D’autre part, la résolution demande également au Secrétaire général "de soumettre, dans les six mois suivant l'adoption de la résolution, un rapport écrit indépendant des opérations humanitaires des Nations Unies au-delà des frontières, notamment des recommandations sur la manière de renforcer le mécanisme de surveillance existant et relevant des Nations Unies".
La résolution n° 2393 a par ailleurs réclamé à toutes les parties, en particulier le Régime syrien, de se conformer immédiatement à ses obligations en vertu du droit international et d'appliquer immédiatement toutes les dispositions des résolutions antérieures du Conseil (relatives à l'acheminement de l'aide humanitaire).
Pour sa part, l’organisation internationale des droits de l’homme, "Human Rights Watch" s’est félicitée de l’adoption de la résolution au sein du Conseil de sécurité. "La décision d'aujourd'hui représente une bonne nouvelle pour des millions de Syriens qui dépendent de l'aide humanitaire transfrontalière", a déclaré Louis Charbonneau, représentant de l’organisation auprès des Nations Unies.
Charbonneau a ajouté, dans des déclarations faites au siège de l’ONU à New York que : "Le Conseil de sécurité devrait demander au Régime de cesser, immédiatement, d'affamer des centaines de milliers de civils pris au piège dans la Ghouta orientale" de Damas.
Il a, également décrit les tactiques du régime visant les civils pris au piège à travers le pays comme "pas seulement des crimes de guerre mais un cauchemar moyenâgeux".