Nadia Chahed
23 Novembre 2018•Mise à jour: 23 Novembre 2018
AA/Tunis
L'Algérie a appelé à organiser, dans les meilleurs délais, une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), ont rapporté vendredi des médias algériens.
Un appel qui "dénote son attachement à cet édifice maghrébin et sa conviction de l'importance de l'intégration maghrébine dans toutes ses dimensions", souligne l'Agence de presse algérienne (APS).
L'Algérie a toujours été confiante quant à la capacité de l'UMA de peser de tout son poids sur les rapports de force, tant au niveau régional qu'international, en témoigne son adoption de 29 conventions sectorielles sur un total de 36 conclues depuis la création de cette Union en 1989, aux côtés du Maroc (8 conventions), de la Tunisie et de la Mauritanie (28 conventions) et de la Libye (35 conventions), rappelle l'APS citant une source proche du dossier.
Convaincue de l'intérêt de relancer cette organisation maghrébine et de réactiver ses instances, l'Algérie a adressé une correspondance au Secrétaire général de l'UMA pour l'organisation d'une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union dans les meilleurs délais, rapporte la même source.
Cette initiative intervient "dans le prolongement des conclusions du dernier Sommet extraordinaire de l'Union Africaine, tenu les 17 et 18 novembre 2018, sur les réformes institutionnelles de l'organisation continentale, lequel a accordé un intérêt particulier au rôle des ensembles économiques régionaux dans les processus d'intégration des pays africains", précise encore l'APS.
Soulignant que l'Algérie dispose d'une forte volonté politique au plus haut niveau pour la relance de l'action maghrébine commune, l'APS indique que le président Bouteflika avait affirmé, à l'occasion du 29e anniversaire de la création de l'UMA (17 février 2018), dans des messages adressés au roi du Maroc, Mohamed VI, au président tunisien, Béji Caid Essesbi, au président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz et au président du Conseil présidentiel du gouvernement d'Union nationale de Libye, M. Faïz Mustapha al-Serradj, "l'attachement indéfectible de l'Algérie à l'Union du Maghreb Arabe (UMA), choix stratégique et revendication populaire".
Bouteflika avait, également, fait part, à cette occasion, de la volonté de l'Algérie de redynamiser les institutions et structures de l'UMA "pour défendre les intérêts communs, relever les défis croissants et répondre aux attentes et aspirations des peuples maghrébins à davantage d'unité, de complémentarité et d'intégrité".
Le dernier sommet de l'UMA avait eu lieu en 1994 à Tunis.