Aynur Ekiz,Nur Asena GÜLSOY
24 Décembre 2018•Mise à jour: 25 Décembre 2018
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
La Turquie restera sur le terrain en Syrie, a déclaré le porte-parole de la Présidence de la République de Turquie, Ibrahim Kalin.
Le porte-parole a animé un point de presse alors que Conseil des ministres tenait une réunion au Palais présidentiel, lundi à Ankara.
Il a noté que la Turquie restera sur le terrain en Syrie, ainsi qu'autour de la table pour une solution politique.
«Nous avons actuellement douze points d'observation dans la région d'Idleb, a-t-il rappelé. Nos troupes y resteront. Elles assureront ainsi, avec les éléments locaux, la sécurité et la stabilité dans la région d'Idleb.»
Kalin a insisté sur l'importance du leadership du président turc, Recep Tayyip Erdogan, quant au retrait militaire des États-Unis en Syrie.
Il a fait remarquer qu'après l'entretien téléphonique du 14 décembre entre Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, l'Administration américaine a annoncé le retrait le 18 décembre.
«L'entretien téléphonique [Erdogan-Trump] du 14 décembre était 'historique', a-t-il déclaré. Il est très important que le sujet évoqué par notre président à plusieurs reprises, soit devenu un ordre politique. Notre président a insisté clairement que la Turquie et les États-Unis n'ont pas besoin de l'organisation terroriste PYD/YPG pour vaincre Daech et assurer la stabilité dans la région. Il a aussi noté que les deux pays auront ainsi fait une avancée dans l'intégrité territoriale de la Syrie, et résoudront le problème du PYD/YPG/PKK dans les relations bilatérales. Cette proposition n'est pas nouvelle. Mais c'est la première fois qu'elle a été prise en considération.»
Pour Kalin, le fait que le retrait américain ait débuté maintenant, est «certainement le résultat des arguments convaincants exprimés par notre président Erdogan lors de l'entretien du 14 décembre, qui ont incité M. Trump à prendre cette décision».
Le porte-parole a ajouté qu'une délégation militaire américaine discutera, cette semaine en Turquie, avec des homologues turcs, à propos de la coordination du retrait.
«Trump a annoncé qu'il effectuera une visite en Turquie en 2019, sur l'invitation du président Erdogan», a-t-il poursuivi.
Kalin a noté qu'Ankara n'a pas fermé la porte aux systèmes américains Patriot, et qu'elle «pourra évaluer l'offre, suivant son contenu».
Déclarant qu'un «apaisement et un mouvement positif sont constatés dans les marchés», Kalin a fait remarquer que les informations spéculatives concernant une éventuelle chute dans l'économie turque, se sont ainsi avérées fausses.
Au final, le porte-parole a insisté que son pays «ne permettra jamais les actes qui violent ses droits découlant du droit international en Méditerranée orientale».
«Notre but est d'assurer un partage égal des ressources naturelles de cette région, entre les deux peuples chypriotes et les pays de la région», a-t-il conclu.