AA/ Ramallah /Kais Abou Samra
La délégation palestinienne est bel et bien arrivée au Caire, hormis ses membres à Gaza qui n’ont pas pu la rejoindre en raison des considérations sécuritaires et de la poursuite de l’agression, a annoncé le secrétaire général adjoint du Front démocratique pour la libération de la Palestine et membre de la délégation palestinienne sur la crise à Gaza, Kaïs Abdelkarim.
A son arrivée au Caire, la délégation palestinienne aura une première rencontre avec la partie égyptienne, dimanche en fin de matinée, a révélé le responsable palestinien.
Joint par téléphone, Abdelkarim a indiqué que « la délégation palestinienne s’est réunie afin de réviser le document convenu auparavant entre les différentes factions palestiniennes et de réaffirmer l’attachement à certains « éléments précis ».
« Le document comprend en premier lieu le maintien du cessez-le-feu, le retrait des forces israéliennes aux positions d’avant l’agression, la réactivation des compromis de 2012, la levée totale du blocus, la liberté de pêche et la suppression de la zone-tampon entre Gaza et Israël »
A cela s’ajoute « la libération des anciens prisonniers et député détenus depuis peu par Israël ainsi que le 4ème contingent de prisonniers sur lequel Israël est revenu sur leur libération.
La feuille est assortie de « garanties arabes et internationales » à même d’éviter une éventuelle agression dans le futur et prévoit "l’engagement d’Israël à respecter les obligations y découlant".
Sur l’envoyé américain au Caire, Williams Bernes, le responsable palestinien a affirmé que « nous n’avons pas d’informations sur le mécanisme de son action, laissant entendre que « le responsable américain aurait des rencontres avec la partie égyptienne et que son rôle se limiterait à suivre et non à prendre part aux pourparlers ».
« Notre mission est bel et bien réussie, dès lors que nous sommes arrivés au Caire avec une délégation unifiée qui prône une seule et unique position contre l’agression et favorable au respect du cessez-le-feu approuvée, jeudi dernier, par les USA et l’ONU.
L’arrivée de la délégation palestinienne au Caire constitue sans doute « une opportunité afin de discuter avec les égyptiens la levée du blocus et les moyens appropriés permettant de mettre fin à l’horrible scène de carnage à Gaza.
Plus tôt, dans la journée de samedi, Israël avait annoncé qu’il n’enverra pas une délégation au Caire pour participer aux concertations sur le cessez-le-feu à Gaza.
« Il s’agit d’une position qui demeure tributaire de l’évolution de la situation sur terrain », avait révélé Emira Oron.