AA/ Baghdad/ Moyed Tarfi
La Coalition de l’Etat de Droit du premier ministre sortant, Nouri Al-Maliki, a pressé, dimanche, le nouveau président de la République, Foued Maasoum de charger le candidat du groupe parlementaire majortaire de former son gouvernement avant la fin de son mandat constitutionnel.
« Il est du droit du premier ministre Al-Maliki de former son nouveau gouvernement, dès lors qu’il est issu du groupe parlementaire majoritaire », a déclaré à Anadolu le député Mohamed Al Sihoud, membre de la coalition.
« Il incombe au président de la République de charger le candidat du groupe parlementaire majoritaire de former le gouvernement durant le reste de son mandat constitutionnel », a-t-il plaidé.
Conformément aux dispositions de la Constitution irakienne, le président de la République après prestation du serment constitutionnel, appelle le groupe parlementaire majoritaire, dans un délai de 15 jours à désigner son candidat à la primature. La formation du gouvernement étant prévue dans un délai-butoir de 45 jours.
Le président du parlement irakien Salim Jebbouri avait annoncé le 24 juillet dernier la victoire du candidat de l’alliance kurde, Foued Maasoum au poste de la présidence de la République pour un mandat de quatre ans.
Néanmoins, un différend est survenu sur le nom du futur premier ministre irakien au milieu de l’obstination d’Al-Maliki à se porter candidat à la primature et de la large désapprobation des listes politiques chiites, sunnites et kurdes de le reconduire pour un troisième mandat.
La coalition de l’Etat de Droit présidée par Nouri Al-Maliki occupe 96 sièges au sein du parlement sur un total de 328.
Alors que le processus politique piétine, le pays s'enfonce dans la violence et le chaos.
Depuis le 10 juin dernier, des groupes armés conduits par l'EIIL s’étaient emparés de la ville de Mossoul dans la province irakienne de Ninive, après le retrait de l’armée. Le même scénario s’est répété dans plusieurs provinces, notamment, Diyala et Salaheddine.
Alors que les leaders sunnites considèrent ces mouvements comme étant une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités officielles les qualifient "d'attaques terroristes".