AA / Le Caire / Hajer El Dusuki
Les participants à la Conférence internationale sur la reconstruction de Gaza se sont engagés, dimanche après-midi, au Caire, à offrir 5,4 milliards USD, dont la moitié est destinée à la reconstruction de la Bande, après la dernière guerre israélienne de 51 jours lancée le 7 juillet dernier contre l’enclave palestinienne.
Le ministre norvégien des Affaires étrangères Børge Brende, dont le pays avait appelé avec l’Egypte et la Palestine à la tenue de cette conférence, a souligné que les « donateurs de la Conférence contribueront à hauteur de 5,4 milliards USD, dont la moitié est destiné à la reconstruction de la Bande, et se sont engagés à offrir ces aides afin de satisfaire aux besoins du peuple palestinien ».
Cependant, le but auquel sera consacrée la seconde partie des engagements n’a pas encore été déterminé.
Brende, qui donnait lecture à la Déclaration finale de la Conférence, en présence de son homologue égyptien Sameh Chokri, a ajouté que « la Communauté internationale a affirmé son engagement à offrir cette aide au courant de l’année prochaine ».
Et le chef de la diplomatie suédoise de poursuivre : « Les donateurs ont décidé que la solution des deux Etats (palestinien et israélien) sur la base des référentiels internationaux, est l’unique solution à même de contribuer à la résolution du conflit entre la Palestine et Israël d’une part, et pour parvenir à la paix entre les Arabes et Israël d’autre part ».
Selon le texte de la Déclaration finale, « les participants exhortent les dirigeants palestiniens et israéliens à reprendre des négociations sérieuses et à mettre un terme au conflit ».
Les pourparlers de paix directs entre Tel-Aviv et Ramallah sont au point mort depuis le mois d’avril 2014.
Le ministre norvégien a relevé, également, que « La Bande de Gaza constitue une partie intégrante et essentielle des Territoires occupés en 1967 et une partie de l’Etat palestinien à l’avenir ».
« Les défis à Gaza et en Cisjordanie peuvent être relevés par le biais d’un véritable accord à conclure à l’avenir entre IsraEl et la Palestine », a-t-il conclu.
Pour sa part, le ministre égyptien des Affaires étrangères a souligné, à sa lecture de la seconde partie de la Déclaration finale que « les participants à la Conférence considèrent que la garantie d’un cessez-le-feu permanent constitue un facteur essentiel pour couronner de succès les efforts des Etats donateurs en matière de reconstruction ».