AA/ Le Caire/ Hajer Dessouki
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki–moon, a annoncé, dimanche, qu’il se rendra, mardi, à Gaza, en vue de discuter avec les habitants de l’enclave, de s’enquérir de leur situation et partant, contribuer aux efforts de reconstruction.
La visite a été annoncée, lors d’un point de presse tenu, par le SG de l’ONU, en marge de la Conférence sur la reconstruction de Gaza qui se tient actuellement au Caire, indique un communiqué de l’ONU publié sur son site web.
Le secrétaire général de l’ONU a évoqué trois points essentiels. « La communauté internationale a bel et bien reconnu les énormes besoins exprimés par la population de Gaza », cite le secrétaire général de l’ONU.
« Plus que jamais, le monde est persuadé que la reconstruction de la bande de Gaza ne serait pas possible, tant qu’il y a une solution politique précaire », a-t-il poursuivi.
« C’est la raison pour laquelle l’ONU continuera de soutenir le gouvernement palestinien de consensus », a-t-il justifié, affirmant que la réunion, pour la première fois, du gouvernement de consensus, à Gaza lance « un signal fort » et dénote d’une « avancée majeure » dans ce sens.
S’agissant du troisième point, Ban a souhaité que la conférence du Caire sur la reconstruction de Gaza soit la dernière », a espéré le chef de l’ONU, soulignant qu’il est « temps de briser le cycle de la construction et de la destruction ».
Traitant de sa récente visite en Libye, Ban Ki-moon a affirmé qu’il s’est rendu à Tripoli afin d’exprimer « son engagement au peuple libyen et son appui à l’opération politique en cours ».
La situation en Libye est « extrêmement fragile », a-t-il regretté, indiquant avoir accompagné la ministre italienne des Affaires étrangères et des représentants de plusieurs d’autres pays en afin de montrer notre « soutien absolu aux efforts de réconciliation nationale dans ce pays ».
« Le dialogue est la seule et unique voie de sortie de crise en Libye », a-t-il insisté, appelant à « un arrêt immédiat des hostilités entre les parties antagonistes ».
Evoquant Ayn Al Arab, Ki-moon a émis de « sérieuses appréhensions » face la situation dans la ville syrienne, où des dizaines de milliers de civils craignent leurs vies en raison des attaques de l’EIIL.
Il a appelé à ce propos, « toutes les parties prenantes à agir afin d’éviter un massacre et protéger les civils »