AA/Séoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
Au lendemain de son sommet bilatéral avec son homologue sud-coréenne, Park Geun-hye, le président chinois, Xi Jinping, a dénoncé vendredi, les « guerres d’agression barbare du Japon » contre son pays et la Corée du Sud.
Suite à une semaine durant laquelle, le Japon a révisé sa Constitution (auparavant strictement pacifique), pour élargir les capacités de son armée et défendre ses alliées outre-mer, les dernières déclarations de Xi viennent encore ajouter du poids aux informations suggérant qu’un changement est en train de prendre place au sein des relations entre les pays du nord-est de l’Asie.
S’exprimant devant des étudiants de l'Université nationale de Séoul, le chef d’Etat chinois a évoqué «la sueur et le sang» partagés par la Chine et la Corée du Sud sous l’oppression des « dirigeants coloniaux » du Japon durant la première partie du 20e siècle.
L’allocution du président chinois présente ainsi un changement de ton flagrant par rapport à ses déclarations, jeudi, lorsqu'il avait mentionné la dénucléarisation de la péninsule coréenne, tout en éludant tout sujet en relation avec le Japon.
La Chine est considérée comme un allié traditionnel de la Corée du Nord.
Néanmoins, la décision du président Xi de briser une coutume de plus de vingt ans, consistant à visiter le nord de la péninsule avant le sud, semble signaler la désapprobation de Pékin envers le comportement provocateur de Pyongyang, particulièrement son troisième essai nucléaire, l’année dernière.
L’imbroglio diplomatique de la région est encore mieux illustré par la récente décision du Japon de lever certaines sanctions unilatérales contre la Corée du Nord en retour d’une enquête (qui aurait été facilitée par la Corée du Nord) sur des citoyens japonais précédemment enlevés.