AA – Londres – Naz Altinsoy
L’Écosse, pays de 5,3 millions d'habitants, située au nord du Royaume-Uni et connu pour son histoire et la beauté de ses sites naturelles, votera pour son indépendance lors du referendum du 18 septembre 2014.
D’après les sondages réalisés auprès des écossais, 40% de la population s’oppose à l’indépendance, alors que 30% se prononce en faveur d'une scission. Mais à cent jours du referendum, l’écart semble se réduire au profit des "indépendantistes".
La campagne officielle a été lancée le 30 mai, opposant les défenseurs d’une union avec Londres d’un côté et ceux qui prônent la séparation de l’autre. Le Premier ministre écossais Alex Salmond, à la tête du Parti national écossais (SNP) indépendantiste soutien la campagne "Yes Scotland" (Oui l’Écosse), tandis que ses adversaires militent sous le slogan "Better together" (Mieux ensemble).
Le royaume d’Écosse est lié au royaume d’Angleterre par l’acte d’Union de 1707 et la lutte pour l’indépendance économique et politique du pays remonte au 18ème siècle.
Pour recueillir les votes en leur faveur, les indépendantistes ravivent le sentiment nationaliste à travers des symboles historiques comme la commémoration du septième centenaire de la bataille de Bannockburn de 1314, qui s’est terminée par la victoire de l’Écosse sur l’Angleterre .
Le Royaume-Uni craint de perdre de son influence sur la scène internationale avec l’indépendance de l’Écosse, notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le gouvernement anglais promet d’élargir le pouvoir des autorités écossaises, pour contrecarrer les indépendantistes.
Le président américain Barack Obama a affirmé, de son côté, qu’il était contre l’indépendance mais que la décision revenait cependant au peuple écossais. Ces propos ont été fortement critiqués par Salmond qui a rappelé que les États-Unis ont promis d’être impartiaux.
Salmond a affirmé qu’ils contrôleront 90% des réserves de pétrole et de gaz naturel de la mer du Nord en cas de victoire des indépendantistes, l’Angleterre s’y opposant tout naturellement. Les questions relatives à la ré-adhésion d’Edimbourg à l’Union européenne et la monnaie du pays restent incertaines.
Même en cas d’une réponse positive aux urnes le 18 septembre, l’Écosse n’accédera pas à une autonomie totale avant 2016. On estime que près de 4 millions d’écossais voteront au referendum.