AA - Londres - Bilal Muftuoglu
Les grandes multinationales, inquiètes de l'avenir économique de l'Ecosse en cas de l'indépendance envisagent de plus en plus de quitter le pays. Un réfenrendum sur l'indépendance du pays doit avoir lieu le 18 septembre.
Les marchés financiers considérant le projet d'indépendance ''chimérique'' jusqu'à récemment, s'alarment depuis la semaine dernière de voir l'Ecosse quitter le giron du Royaume. Les sociétés de gestion de fonds basées à Edimbourg, la capitale écossaise, tentent d'apaiser la panique des investisseurs qui réclament de retirer leurs capitaux du pays. La somme de l'argent qui ''quitte le pays'' n'est pas connue pour le moment.
Les directeurs des sociétés de gestions de fonds soulignent que l'Ecosse devra créer son propre régulateur financier et sa politique de compensation.
Le secteur bancaire figure parmi les sujets en suspens à l'a une de l'indépendance (si le oui l'emporte). Trois banques principales originaires d'Ecosse, Lloyds, Royal Bank of Scotland (RBS) et Clydesdale, embauchent 13% des employés britanniques dans le secteur bancaire et en de la proclamation de l'indépendance, elles devront se doter d'un permis afin de continuer leurs opérations en Grande Bretagne.
Les trois banques écossaises ont également le droit d'émettre la devise nationale, la livre de sterling, depuis 1695, pourtant l'indépendance éventuelle mettra fin à cette pratique historique.
La RBS a annoncé qu'elle déplacerait son siège social à Londres si l'Ecosse proclame son indépendance le 18 septembre. Selon la chaine BBC, la RBS qui emploie 11 mille personnes sur l'ensemble du pays a déjà préparé un plan d'urgence à mettre en œuvre au lendemain du 18 septembre.
D'autre part, George Soros, fondateur d'Open Society Foundations, a indiqué que ''chaque divorce est compliqué'' et que l'indépendance de l'Ecosse affaiblirait cette dernière ainsi que l'Angleterre d'un point de vue politique.
Selon Soros qui s'est exprimé au journal de Financial Times, c'est le ''pire moment'' pour la Grande Bretagne d'envisager de quitter l'Union européenne (UE) et pour l'Ecosse de quitter le Royaume-Uni.
L'UE est un ''projet inachevé'' fondé sur les valeurs communes des pays qui ''compromettent leur indépendance en partie'', a ajouté Soros.
Le célèbre magnat d'affaires a aussi souligné que l'Ecosse et la Grande Bretagne ne peuvent pas utiliser la même devise sans former une union politique.