AA/Ouagadougou/Lougri Dimtalba
L’Union africaine a félicité, lundi, le peuple Burkinabè de "l'aboutissement de la transition civile" au lendemain de la désignation de Michel Kafando, « personnalité civile », au poste de la présidence intérimaire, selon un communiqué de l'UA, dont Anadolu a reçu copie.
Kafando remplace désormais l’ex-président Blaise Compaoré, forcé de quitter le pouvoir à la suite d’un soulèvement populaire le 31 octobre dernier, alors qu'il briguait un nouveau mandat après 27 ans de règne.
Selon le communiqué, la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, « se félicite des avancées significatives enregistrées au Burkina Faso en vue de la mise en place d’une transition civile, conformément aux aspirations du peuple burkinabè à l’approfondissement de la démocratie et au changement ».
La présidente de l'UA, s'est également réjouit "du rétablissement de la Constitution et de la signature par l’ensemble des acteurs burkinabé, de la Charte constitutionnelle de transition, dimanche à Ouagadougou, en présence de l’Envoyé spécial de l’UA pour le Burkina Faso, M. Edem Kodjo", ajoute le communiqué.
L'UA « note avec satisfaction la désignation d’une personnalité civile, M. Michel Kafando, comme président de la transition », signe de la « maturité politique » et du « sens des responsabilités » du peuple Burkinabè, a ajouté l'institution africaine.
Le 16 novembre, après un long processus de casting parmi quatre « personnalités civiles » (Cherif Sy, journaliste, Newton Hamed Barry, rédacteur en chef , Michel Kafando ex-diplomate et Josephine Ouédraogo ancienne ministre de l'ex-président Thomas Sankara), le collège de désignation a porté son choix sur M. Kafando.
Kafando, 72 ans, est une figure de la diplomatie burkinabè, et ambassadeur de la Haute-Volta (l’ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations Unies (respectivement en 1981-1982 et 1998-2011).
Le 3 novembre, l’armée qui s’était emparée du pouvoir, a été sonnée par l’Union africaine de le remettre à un civil dans un délai de 15 jours à un civil (le délai arrivait à échéance ce lundi).
« La Présidente de la Commission exprime sa profonde appréciation à l’ensemble des parties prenantes et au peuple burkinabé pour leur maturité politique et leur sens des responsabilités, qui ont permis de franchir cette étape cruciale » a noté Mme Zuma, de nouveau cité par le document.