AA/Addis-Abeba (Ethiopie)
Le gouvernement éthiopien a confirmé la venue, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours, du président égyptien, Abdel-Fattah al-Sissi, à partir de lundi prochain.
Al-Sissi devrait s’entretenir avec de hauts responsables gouvernementaux éthiopiens, dont le Premier ministre, Hailemariam Desalegn, a déclaré le directeur du Bureau de la communication du gouvernement éthiopien, Redwan Hussein, à l’Agence Anadolu (AA).
"Al-Sissi devrait également prononcer un discours devant le Parlement éthiopien", a ajouté Hussein.
La semaine dernière, Desalegn s’est rendu en Egypte pour participer à une importante conférence économique internationale à Charm el-Cheikh, ville balnéaire de l’Est de l’Egypte.
Les relations entre l’Ethiopie et l’Egypte se sont améliorées depuis qu’al-Sissi et Desalegn se sont rencontrés lors d’un sommet africain en Guinée équatoriale, l’été dernier.
L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan devraient signer un accord, le 23 mars, à Khartoum, capitale du Soudan, sur le mégaprojet de barrage éthiopien sur le Nil.
Il n’y a pas encore d’informations disponibles concernant ce dernier accord.
Mardi, le Président égyptien a demandé à une commission gouvernementale d’examiner la proposition d’accord tripartite sur le Nil.
L’Ethiopie projette de construire plusieurs barrages pour la production de l’électricité, dont le barrage de la Renaissance sur le Nil, d’une valeur de 6,4 milliards de dollars US, et qui a mis à rude épreuve les relations du pays avec l’Egypte.
L’édifice baptisé barrage de la "Renaissance" a en particulier suscité les craintes de l’Egypte quant à son impact sur sa quote-part annuelle des eaux du Nil, évaluée actuellement à 55,5 milliards de mètres cubes et sur sa sécurité nationale en cas d’effondrement de l’édifice.
Addis-Abeba a cependant affirmé à plusieurs reprises que le barrage profiterait aux deux Etats en aval du Nil, le Soudan et l’Egypte.