AA / Tripoli / Mohamed Ennajem
L’envoyé de l’Union Européenne (UE) pour la Libye, Bernardino León a réfuté « tout contact de l’UE avec le général à la retraite Khalifa Haftar jusqu’à maintenant », mettant l’accent sur la « nécessité de connaître le point de vue des Libyens face à ce qui se passe » dans leur pays.
S’exprimant, dimanche après-midi, au cours d’une conférence de presse, organisée, dans un des hôtels de la capitale libyenne Tripoli, Bernardino León a fait remarquer que « l’UE souhaite résoudre la crise libyenne par les voies pacifiques, parallèlement à la reprise du prestige de l‘Etat et dans le respect des institutions légitimes ».
L’émissaire européen a mis en exergue l’impératif qu’il y a à « édifier un Etat fort, qui lutte contre le terrorisme, tout particulièrement dans les provinces Est » du pays.
Il a, dans ce contexte, souligné l’importance que revêtent la « tenue des élections législatives anticipées comme prévu, et l’identification des solutions au ralentissement économique ainsi qu’aux problèmes générés par l'immigration clandestine ».
« Cependant, tout cela mérite de rassembler l'ensemble des protagonistes autour de la table de dialogue et de fournir davantage d’efforts » à cet effet, selon lui.
L’UE avait fait part, samedi, de sa « préoccupation face à la recrudescence des actes de violence », en Libye, appelant toutes les parties à « ne plus recourir à la force et à résoudre leurs différends en privilégiant les voies pacifiques ».
L’Union Européenne a réclamé dans son communiqué à « mobiliser tous les efforts pour contribuer au renforcement de la suprématie de la Loi et des droits de l’Homme et à faire disparaître les dangers de l’anarchie et du terrorisme ».
L’UE a appelé l’ensemble des forces politiques et populaires à la nécessité d’aménager une atmosphère appropriée pour l’organisation des élections législatives dans les plus brefs délais afin de garantir une transition pacifique du pouvoir.