AA/Bujumbura/ Jean Bosco
Après la France, la Belgique, les Pays Bas et la Suisse, c'est l'Allemagne qui vient de suspendre sa coopération avec Bujumbura.
Selon une récente correspondance adressée par l’ambassade d’Allemagne à Bujumbura au ministère burundais des Relations extérieures et
de la coopération internationale et dont Anadolu a pris connaissance, jeudi, cette décision a été dictée par le non-respect des engagements déjà pris par le gouvernement burundais notamment en matière des droits de l’Homme.
"Au vu du non respect par le Burundi des engagements qu'il a promis de remplir et des développements actuels de la situation dans le pays, le gouvernement fédéral allemand a décidé d'y suspendre, jusqu’à nouvel ordre, ses activités et ses programmes de coopération bilatérale de développement", lit-on dans la corrsepondance qui précise que la décision de suspension concerne les programmes et projets des agences allemandes gouvernementale GIZ (l'agence de coopération internationale allemande pour le développement), la KfW (Établissement de crédit pour la reconstruction) et BGR (L'institut fédéral de la géoscience et des ressources naturelles).
"Lors de la conférence des partenaires du Burundi fin octobre 2012, le Burundi s'est engagé à poursuivre les réformes indispensables ainsi que de garantir le respect des droits humains, des principes démocratiques, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Ces engagements qui constituent une base importante pour la coopération germano-burundaise ont été gravement violés au cours des dernières semaines", relève le même texte.
Le Burundi, principalement la capitale Bujumbura, est secoué, depuis le 26 avril dernier, par une vague de manifestations contestant le troisième mandat visé par l'actuel président Pierre Nkurunziza. Une situation de trouble qui a coûté, à ce jour, la vie à plus de 49 personnes selon un décompte établi par Anadolu d'après des sources sécuritaires, de la société civile et de l'opposition.
Les principaux partenaires du Burundi notamment la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse avaient décaissée une partie des 60 millions de dollars, nécessaires pour la tenue des prochaines élections, avant de suspendre, en Mai, leur aide au pays à cause de la volonté de Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat qui "va à l'encontre de la volonté du peuple".