AA - Bruxelles - Bilal Muftuoglu
Les dirigeants de l'Union européenne (UE) augmentent la pression sur la Grèce pour qu'elle accélère l'aboutissement d'un accord avec ses créditeurs.
S'exprimant dans un point de presse jeudi à la suite du sommet entre l'UE et la Communauté des États Latino-Américains et Caribéens (CELAC), Donald Tusk, président du Conseil de l'Europe, a appelé le gouvernement du Premier ministre grec Alexis Tsipras à être ''plus réaliste''.
''Mon opinion est que le gouvernement grec doit être plus réaliste, il n’y a plus de temps, ni de place, pour les paris. Le moment est venu de dire que la partie est finie'', a martelé Tusk.
Selon Tusk, la prochaine réunion de l'Eurogroupe est ''cruciale'' et doit prendre une décision, faute de temps.
Tsipras s'était entretenu mercredi avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, en vue d'obtenir la prochaine tranche du plan de sauvetage (7,2 milliards d'euros).
''Les Européens ont compris qu'il faut une solution viable pour la Grèce, à court d'argent'', avait affirmé Tsipras.
La Grèce doit parvenir à un accord avec ses créditeurs, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'UE, pour obtenir la prochaine tranche d'ici fin juin. Faute d'accord, la Grèce ne sera plus capable de rembourser ses dettes au FMI.
La troïka composée de la Commission européenne, la BCE et le FMI, exige que la Grèce réalise l'objectif d'excédent primaire de 1% en 2015 et réduise le niveau des pensions de 5% à 10%.