AA/ Juba/ Atem Simon
Le Président sud-soudanais, Salva Kiir Mayardit a refusé, jeudi, de dissoudre le Parlement et le gouvernement pour former un nouveau cabinet d’union nationale, les considérant comme "deux lignes rouges".
Salva Kiir a rejeté la proposition formulée par la rébellion dirigée par Reik Mashar, à Addis-Abeba, portant sur la dissolution du Parlement et du gouvernement pour former une autre équipe gouvernementale d’union nationale, où l’opposition détient la moitié des portefeuilles ministériels.
« J’ai déjà dit, à Addis-Abeba, que ceci est une ligne rouge », a-t-il rappelé. Ainsi, le Président du Soudan du Sud s’oppose à la formation d'un gouvernement transitoire sous la présidence d’une autre personnalité nationale.
S’agissant du Parlement, Salva Kir a justifié sa position par le fait que "les députés ont été constitutionnellement élus pour représenter leurs arrondissements et que nul ne peut leur retirer la légitimité".
Cette position de Salva Kiir diverge avec son discours prononcé la semaine dernière, où il s’était mis d’accord avec le leader des rebelles pour "former un gouvernement d’union nationale qui représente toutes les parties prenantes, dans un délai de 60 jours".
L’accord prévoyait, également, un cessez-le-feu, l’autorisation d'acheminement des aides humanitaires et la surveillance de l’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l'Est) de l’application de cet accord.
Depuis le 23 janvier dernier, l’IGAD parraine les pourparlers entre le gouvernement de Juba et la rébellion en vue de mettre un terme à un conflit armé qui perdure depuis des mois.