AA/Djouba (Soudan du Sud)/ Okech Francis
Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a appelé vendredi, à la formation d’un gouvernement de transition au Soudan du Sud pour résoudre la crise politique du pays.
« Il y a eu des difficultés dans la gouvernance et c’est pour cela qu’un gouvernement de transition est nécessaire pour restaurer la confiance et résoudre toutes ces questions» a déclaré Kerry lors d’une conférence de presse à Djouba, suite à un entretien avec le président sud-soudanais Salva Kiir.
Le diplomate américain a affirmé que Kiir était ouvert à l’idée de rencontrer le vice-président limogé Riek Machar pour des discussions visant à résoudre la crise sud-soudanaise : « Kiir est ouvert et a montré de la bonne volonté à voyager jusqu’à Addis-Abeba, la semaine prochaine, pour rencontrer le Premier ministre éthiopien, et probablement Machar. »
« La réunion de ces deux chefs est cruciale » a ajouté Kerry.
Le secrétaire d’Etat américain est arrivé à Djouba, vendredi, en provenance d’Addis-Abeba, pour s’entretenir avec les différents leaders sud-soudanais des solutions possibles à la crise politique au Soudan du Sud.
« Je suis venu au Soudan du Sud pour discuter des véritables problèmes. J’ai très clairement indiqué à Kiir qu’il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour ramener la paix et également commencer les véritables discussions sur un gouvernement transitionnel et un dialogue politique national dans l’objectif de rétablir la paix dans le pays » a déclaré Kerry aux journalistes présents à la conférence.
Le haut diplomate américain a par ailleurs renouvelé les menaces des Etats-Unis d’imposer des sanctions aux hauts responsables sud-soudanais entravant les efforts vers la paix.
« Les sanctions consisteront en des restrictions aux déplacements, des sanctions commerciales, le blocage d’avoirs, et ainsi de suite » a averti Kerry.
Des différends entre l’actuel président sud-soudanais Salva Kiir et le vice-président limogé Riek Machar - anciens alliés devenus ennemis - avaient fini par dégénéré en un conflit déclaré, en décembre 2013, lorsque le président avait accusé Machar d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Depuis lors, le Soudan du Sud fait face à des affrontements sanglants - opposant les forces gouvernementales et les insurgés menés par Machar - qui ont causé la mort de plus de 10 000 personnes et le déplacement d’un million d’autres, d’après les chiffres des Nations Unies.