L'armée israélienne ne permettra pas l'arrivée de la flottille de la Liberté 3, censée quitter la Grèce cette semaine, à destination de Gaza, selon la radio publique israélienne.
La radio, a affirmé, lundi, citant une source militaire qu’elle n’a pas nommée, que «des instructions ont été données aux autorités concernées, pour se préparer à arrêter le convoi, et ne pas lui permettre d'entrer dans les eaux territoriales israéliennes».
L’armée israélienne n’a cependant fait aucune déclaration officielle à ce sujet jusqu’à lundi 08:40 GMT.
La «Flottille de la Liberté 3 » est organisée par des activistes du monde entier, dans l’objectif de briser le blocus imposé à Gaza. Des personnalités politiques, intellectuelles, artistiques et sportives de renommée internationale y prennent part. On compte parmi elles, l'ancien président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, l'activiste australien, Robert Martin, le parlementaire jordanien, Yahya Saoud, la religieuse espagnole, Teresa Forcades, et le canadien Robert Lovelace.
Selon un communiqué publié par les organisateurs et dont Anadolu a eu copie, la flottille comprendra six ou sept navires, chargés d'aide médicale et humanitaire.
A l'aube du 31 mai 2010, les commandos israéliens avaient abordé par hélicoptère et dans les eaux internationales, le Mavi-Marmara, navire amiral turc d'une flottille internationale partie pour briser le blocus israélien de la Bande de Gaza. Les commandos avaient ouvert le feu, tuant dix militants et faisant cinquante blessés.
A l’époque, la flottille était composée de huit navires avec à leur bord plus de 700 personnes de 36 nationalités différentes. Ils transportaient également 10 000 tonnes de vivres, médicaments, vêtements, maisons préfabriquées et aires de jeu pour enfants.
La Bande de Gaza est soumise à un blocus imposé par Israël depuis la prise de contrôle par le Hamas sur l'enclave palestinienne en juin 2007 à la suite de la victoire du mouvement de résistance palestinienne Hamas aux les élections législatives de janvier 2006.
Dans sa résolution 1860 du 8 janvier 2009, le Conseil de sécurité des Nations unies demande notamment «que l’aide humanitaire, y compris les vivres, le carburant et les traitements médicaux, puisse être distribuée sans entrave dans tout Gaza ».