AA/Bagdad/Mouayyad Tarfi
Des personnalités turkmènes irakiennes ont annoncé, lundi, la formation d'une instance chargée de défendre les membres de leur communauté.
Le ministre irakien des droits de l'Homme, Mehdi al-Bayati, a déclaré, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale Bagdad: «Nous annonçons aujourd'hui la création de la Haute instance de protection des Turkmènes d’Irak», soulignant que «les membres de cette communauté sont marginalisés».
Al-Bayati a déclaré que «l’instance est née après deux ans de dialogue et de consultation entre les personnalités politiques et tribales turkmènes».
Al-Bayati a déclaré que plusieurs régions des Turkmènes irakiens sont tombées sous l’emprise de l’EIIL, à l’instar de Tell Afar (au nord de Ninive), Bachir (au nord de Kirkouk), soulignant que les affrontements dans ces zones causé le déplacement forcé de 300 mille personnes parmi les membres de la communauté.
Pour sa part, Torhan Mufti, le conseiller du président de la République, a déclaré que «l’instance a été créée pour rétablir les droits des Turkmènes et réhabiliter la troisième plus importante communauté ethnique en Irak».
Etaient présent à la conférence, aux côtés d’al-Bayati et de Mufti, la députée Nahla al-Hababi, ainsi que le président de la fondation du «Salut Turkmène», Ali Akram Bayatli, et la journaliste Nariman Mufti.
Le 10 juin 2014, l’EIIL a pris le contrôle de Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive (Nord de l'Irak), avant de s’étendre sur de vastes zones dans le Nord, l’ouest et l’est de l’Irak dont Tal Afar, contraignant à la fuite des milliers de ses habitants turkmènes chiites.