Arif Yusuf
25 Avril 2018•Mise à jour: 26 Avril 2018
AA / Irak / Ali Jawad
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim al-Jaafari, a déclaré, mercredi, que son pays refusait l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, soulignant la nécessité de mettre fin aux souffrances du peuple syrien.
La déclaration d'al-Jaafari, publiée par son bureau des médias, est intervenue lors d'une conférence de presse, tenue en marge de sa participation à la Conférence de soutien à l'avenir de la Syrie et de la région, qui se déroule dans la capitale belge, Bruxelles.
Des représentants de 85 pays et organisations internationales, notamment de l'Union européenne et des pays voisins de la Syrie, participent à la conférence.
"Nous refusons catégoriquement l'utilisation d'armes chimiques, nous sommes un pays qui a souffert de l'arme chimique en 1988, quand nous avons perdu 5 000 de nos enfants kurdes, qui en sont morts à Halabja", a ajouté al-Jaafari.
A la fin de la guerre Iran-Irak (1980-1988), le régime de Saddam Hussein (1979-2003) a bombardé à l'arme chimique la région de Halabja et les villages environnants, pour mater une rébellion menée par le chef de l'Union patriotique du Kurdistan, Jalal Talabani, au nord du pays. L'attaque avait fait 5.000 morts et près de 10 mille blessés.
Et al-Jaafari de poursuivre : "Le peuple syrien paye actuellement le prix fort et sur plusieurs registres, entre les morts et les blessés, les sans abris et les réfugiés, nous devons mettre un terme à cette situation. Nous espérons que cette initiative (européenne) tournera l'ancienne page et en ouvrira une nouvelle".
"L'initiative européenne intervient à un moment sensible et important", a renchéri le ministre Irakien.
La conférence de soutien à l'avenir de la Syrie et de la région s'est ouverte, mardi, à Bruxelles, sous l’égide de l'Union européenne et des Nations unies, ses travaux devant être conclus ce mercredi.
La conférence devrait se pencher sur les pourparlers de Genève visant à trouver une solution pacifique à la crise syrienne.
Le régime syrien avait fait usage d'armes chimiques, le 7 avril dernier, lors d'une attaque contre Douma, qui avait fait 78 morts et des centaines de blessés, selon des sources médicales locales.