Tarek Mohammed
25 Avril 2018•Mise à jour: 26 Avril 2018
AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à renvoyer le dossier Syrien devant la Cour pénale internationale.
C'est ce qui ressort du rapport mensuel du Secrétaire général, examiné par les membres du Conseil de sécurité lors de leur réunion, tenue ce mercredi, au siège permanent de l'Organisation internationale, à New York.
"Je réaffirme que les responsables de violations graves du droit international humanitaire devraient être identifiés et confrontés. Cette mesure est essentielle pour parvenir à une paix durable en Syrie et je réitère mon appel à renvoyer la situation dans le pays devant la Cour pénale internationale", a t-il déclaré.
Il a également appelé l'ensemble de la communauté internationale, à participer aux enquêtes engagées contre "les personnes responsables des crimes les plus graves, au regard du droit international, commis en Syrie depuis mars 2011, ainsi qu'à les traduire en justice".
Et d'ajouter, "je rappelle aux parties au conflit leurs obligations et responsabilités, en vertu du droit international humanitaire, de protéger les civils et les infrastructures civiles et de prendre toutes les précautions possibles pour épargner aux civils et aux cibles civiles les dommages causés par les hostilités, ainsi que de faciliter l'accès sans entraves à l'aide humanitaire ".
Le Secrétaire général de l'Organisation internationale a expliqué que "l'escalade militaire continuait en Syrie depuis le mois de mars dernier, en violation des accords de cessez-le-feu et de la résolution du Conseil de sécurité 2401 et des résolutions antérieures".
Et de poursuivre : "Après avoir publié 50 rapports mensuels et soumis d'innombrables exposés au Conseil de sécurité, je continue de recevoir quotidiennement des informations faisant état d'attaques contre des civils et des infrastructures civiles, les zones de désescalade étant devenues des champs de bataille, théâtre des combats les plus graves."
Guterres s'est dit préoccupé par "le manque de respect pour la vie des civils, ainsi que par les informations faisant état d'attaques répétées contre des écoles et des centres hospitaliers, de même que les rapports sur l'utilisation d'armes chimiques".
Le Secrétaire général a exhorté "toutes les parties à s'abstenir de toute action susceptible d'obliger les civils à fuir leur résidence habituelle".
Il a indiqué que dans la seule province d'Idlib, environ 1,2 million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, soit une augmentation de 25% par rapport à l'année dernière. Dans la Ghouta orientale, plus de 130 mille personnes ont été contraintes de quitter leur foyer en l'espace de trois semaines.