Afef Toumi
25 Juillet 2018•Mise à jour: 26 Juillet 2018
AA / Irak / Ibrahim Saleh
La Haute Commission indépendante pour les droits de l'Homme en Irak a annoncé, mercredi, la libération de 176 activistes, arrêtés lors des protestations qui ont récemment, secoué le sud du pays.
La Commission a indiqué, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, que « les autorités judiciaires dans la province de Wasit (sud) ont libéré tous les détenus, arrêtés sur fond des protestations populaires dans la province ».
Elle a précisé que le nombre des manifestants arrêtés a atteint les 176 personnes. Dix-huit ont été définitivement libérés et les 158 autres ont été libérés sous caution.
Les activistes n’ont pas, pour la plupart, été détenus plus de 48 heures, a souligné la Commission.
Elle a, d’autre part, relevé que des plaintes ont tété déposées contre certains manifestants accusés d'avoir endommagé des véhicules de la police et des unités sécuritaires.
Vendredi dernier, la Commission avait annoncé la libération de 336 activistes, arrêtés lors des protestations dans les provinces de Najaf, d’al-Muthanna et de Maysan (sud).
Aucun commentaire n’a été émis par les autorités irakiennes autour du rapport de la Commission des droits de l’Homme.
D'imposantes protestations ont eu lieu, durant plus de 2 semaines partir du 9 juillet courant, dans les provinces du centre et du sud de l’Irak, habitées par une majorité chiite.
Les manifestations revendiquaient une meilleure qualité des services publics, des opportunités de travail et la lutte contre la corruption.
Des actes de violence ont été enregistrés lors de ces événements, dont des incendies qui ont ravagé les biens publics et les locaux des partis.
Ces actes de violence ont fait 13 morts et des centaines de blessés parmi les forces de sécurité et les manifestants, selon les chiffres de la Commission des droits de l’Homme.
Cependant, le ton de ces protestations s'est remarquablement atténué, depuis le début de la semaine courante.
Le gouvernement irakien a, pour sa part, indiqué que des « saccageurs » profitaient des protestations pour porter atteinte aux biens publics.
Le gouvernement a promis de faire face à ces saccageurs et a assuré qu’il se se conformait à la loi pour faire face aux actes de vandalisme.
Depuis plusieurs années, les Irakiens protestent contre la mauvaise qualité des services publics et contre la corruption, dans un pays qui gagne des dizaines de milliards de dollars chaque année grâce aux revenus du pétrole.