AA / Salaheddine (Irak)
L’armée irakienne a récupéré, mercredi, des mains de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), la ville pétrolière de Beiji et plusieurs quartiers de la ville de Charkat situées dans la province de Salaheddine (Nord), selon des responsables gouvernementaux.
Le gouverneur de la province de Salaheddine, Ahmed Abdallah a indiqué mercredi en début d'après-midi, à Anadolu, que «l’armée contrôle depuis peu la ville de Beiji et la majorité des quartiers de la ville de Charkat », affirmant qu’il « était à la tête de la force qui s’est positionnée au centre de la ville de Beiji (220 Km au Nord de la capitale) et qui a contrôlé les accès» menant au centre de la zone.
Il a ajouté que «quelques villages seulement autour de la ville de Charkat (300 Km au Nord de Bagdad) sont encore sous le contrôle de l’EIIL et qu’ils seront récupérés prochainement».
Des sources sécuritaires ont, pour leur part, tenu à préciser que "les insurgés de l’EIIL n’ont pas touché, lors de leur contrôle de la ville, à la plus grande raffinerie de pétrole irakien à Beiji."
Mohamed Mahmoud, un responsable sécuritaire local a souligné que «la police a repris ses positions dans la ville et que les commerces ont rouvert leurs portes afin d’approvisionner les habitants en produits alimentaires de base ».
« Ainsi, le chemin qu’empruntaient les groupes armés vers la capitale Bagdad ou les autres villes a été interrompu après la prise de contrôle des parties Nord et Est de la province de Salaheddine, respectivement par l’armée et par les forces kurdes de Peshmerga. »
Les responsables gouvernementaux actuellement sur place à Beiji n’ont pas précisé la région vers laquelle les insurgés armés se sont dirigés.
L’EIIL avait pris entièrement le contrôle, mardi, de la ville de Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive.
Sur un autre plan, «les forces de l’armée irakienne s’étaient retirées des entrées de la ville de Tikrīt (chef-lieu de la province de Salaheddine)», a indiqué un responsable de la police irakienne qui a fait remarquer que «seules les forces de police et d’intervention rapide sont sur place».
Nouri al-Maliki, Premier ministre irakien, avait appelé mardi le Parlement à décréter l’état d’urgence dans le pays. Le président du Parlement a décidé la tenue d’une réunion d’urgence de jeudi, pour discuter de la détérioration sécuritaire dans le pays.