AA/ Bagdad / Adnan Jassem
Le député irakien Amir al-Kinani, appartenant au bloc parlementaire des « Libres », présidé par le leader Moqtada al-Sadr, a annoncé l’échec des travaux de la commission chargée par l’Alliance nationale chiite de désigner un candidat pour le poste de Premier ministre.
Al-Kinani a dévoilé à l'Agence Anadolu (AA) que « La réunion tenue mardi dernier, n’a pas abouti à la désignation d’un candidat consensuel pour diriger le prochain gouvernement, à cause de l’obstination du représentant de la coalition de «l’Etat de droit», présidé par le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, à nommer ce dernier à la tête du prochain gouvernement».
Il a précisé que les composantes de l’Alliance chiite ont manifesté leur refus de la candidature d’al-Maliki pour un troisième mandat et ont mis l’accent sur la nécessité de présenter un autre candidat, mais le représentant de la coalition de l’Etat de droit a rejeté cette proposition.
L’Alliance chiite compte le courant d’al-Sadr, le Conseil suprême islamique, présidé par Ammar al-Hakim, le parti Al-Fadhila et le courant de la Réforme.
Hormis ces partis chiites, plusieurs autres forces politiques irakiennes s’opposent à un troisième mandat pour Nouri al-Maliki, notamment le bloc "Unis pour la réforme" de Osama al-Nujaifi et l’alliance «Wataniya» d’Iyad Allaoui, alors que les kurdes irakiens n’ont pas encore dévoilé leur position à cet égard.
Les résultats des élections législatives irakiennes ont placé en tête les trois principales listes chiites, à savoir «L’Etat de droit» de Nouri al-Maliki, avec 96 sièges, le Bloc « des Libres » de Moqtada al-Sadr qui a remporté 34 sièges et le bloc «Le Citoyen» d’Ammar al-Hakim avec 31 sièges, soit 161 sièges du Parlement irakien qui compte 328 sièges.
La formation d’un gouvernement et la nomination du Premier ministre irakien nécessite le soutien de 165 députés des 328 élus pour garantir la majorité au candidat au poste de chef du gouvernement.