Arif Yusuf
12 Avril 2018•Mise à jour: 12 Avril 2018
AA/Ninive (Irak)
Les autorités irakiennes ont arrêté, jeudi, 4 éléments accusés d’avoir tué des civils et exécuté une attaque terroriste, dans la ville de Mossoul (nord), libérée de l’emprise de l’organisation terroriste Daech
Le corps d’un homme tué par balles a été retrouvé par les forces sécuritaires, dans la ville de Mossoul.
Le capitaine Jawad Mohammed al-Makhzoumi, du Service de la sécurité nationale (relevant du ministère de l’Intérieur), a déclaré à Anadolu, que « 4 éléments recherchés ont été arrêtés ».
Il a précisé que « ces éléments sont accusés d’être responsables de l’explosion, survenue dans un marché de la cité al-Mathna à Mossoul, en juin 2017, et ayant entraîné des morts et des blessés ».
Les terroristes arrêtés sont également accusés d’avoir tiré sur des civils, vers la fin de l’année écoulée, dans l’est de Mossoul, a ajouté al-Makhzoumi.
Il a souligné, dans ce contexte, que « les aveux des accusés confirment leurs crimes ainsi que leur appartenance à l’organisation terroriste Daech et les plans qu’ils préparaient, durant les derniers mois, visant à perturber la sécurité et la stabilité de la ville de Mossoul ».
D’autre part, les forces sécuritaires ont retrouvé un cadavre, jeté dans la vallée de la cité al-Mansour, dans l’ouest de Mossoul.
Le capitaine Mustapha Khalil al-Ibrahimi, du service de la sécurité nationale de Ninive, a indiqué à Anadolu que « le corps retrouvé est celui d’un homme trentenaire, atteint par des balles au niveau de la tête, de la poitrine et du ventre et qu’il y a des traces de torture ».
Al-Ibrahimi a souligné que les criminels avaient enlevé les papiers d’identité de la victime et tout ce qu’elle possédait avant de la tuer et de jeter son corps dans la vallée, ce qui a rendu son identification très difficile.
Les forces irakiennes pourchassent encore les personnes suspectées d’appartenance à Daech et ont réussi à arrêter des milliers de terroristes, depuis la libération de la ville de Mossoul de l’emprise de l’Organisation, l’été 2017.
L’Irak avait annoncé, en décembre 2017, la libération de tous ses territoires de l’emprise de Daech, qui dominait le tiers de la superficie du pays depuis 2014, après 3 ans de campagnes militaires appuyées par la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis.