Mounir Bennour
21 Janvier 2021•Mise à jour: 21 Janvier 2021
AA / Tunis
Une commission parlementaire irakienne a annoncé mercredi que 46 affaires de corruption, dans le secteur de l'électricité, ont été renvoyées devant la justice.
C'est ce qui est ressorti des déclarations d'Hassan al-Kaabi, chef de la commission (parlementaire) d'enquête sur les contrats du ministère de l'électricité, rapportés par l'agence de presse officielle irakienne.
Al-Kaabi a déclaré : "La commission parlementaire chargée d'enquêter sur les contrats avec le ministère de l'Électricité a renvoyé 46 affaires de corruption aux tribunaux compétents."
Et d'expliquer que "le comité observe l'impartialité et la transparence et vérifie toutes les informations (...) Les dossiers de corruption font désormais l'objet d'enquêtes de la part de l'autorité judiciaire irakienne".
En juillet dernier, le Parlement a décidé de former une commission chargée d'enquêter sur les contrats conclus par le ministère de l'Électricité au cours de la période 2005-2019, suite à la baisse de la production d'électricité dans le pays.
Au bout de 5 mois après la formation de la commission, le Parlement a annoncé que les dépenses totales en contrats pour le ministère de l'Électricité, au cours de cette période, se sont élevées à environ 81 milliards de dollars.
Selon les spécialistes du secteur, l'Irak produit 19.000 mégawatts d'électricité, alors que ses besoins réels s'élèvent à plus de 30.000 mégawatts.
La plupart des Irakiens, en particulier ceux qui vivent dans les camps de réfugiés dans plusieurs gouvernorats, souffrent de coupures intempestives d'électricité, à cause de la piètre infrastructure et installations du secteur de l'électricité dans le pays.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour