AA/ Al Anbar ( Irak)/ Souleimane Al Qabissi
L'armée irakienne a libéré 300 soldats détenus depuis deux semaine par l’EIIL à Ramadi (province d'Al Anbar - ouest de Bagdad), a déclaré mercredi le colonel Rachid Falih, chef militaire des opérations d’Al Anbar.
Sabah karhout, président du conseil de la province d’Al Anbar a déclaré, de son côté, que l’EIIL a interdit certains Imams de Falloujah qui ont refusé de lui prêter serment d’allégeance de faire le prêche du vendredi.
Falih a ajouté, dans une déclaration à Anadolu, que les forces irakiennes, en collaboration avec les services de lutte anti terrorisme, les forces d’intervention rapide et les forces aériennes irakiennes, ont pu libérer trois bataillons militaires composés de trois cent soldats et officiers. Les 300 militaires irakiens ont été emprisonnés depuis deux semaines par l’EIIL dans les quartiers de Bouitha et le pont japonais (est de Ramadi).
Falih a précisé que la libération des otages a été précédée par des affrontements violents entre les forces irakiennes et celles de l’EIIL, « affrontements qui ont coûté à ce dernier d’importantes pertes aussi bien humaines que logistiques » a-t-il ajouté.
Le président du Conseil de la province d’Al Anbar Sabah karhout a d'autre part souligné que le gouverneur de falloujah ( est de Ramadi), désigné par l’EIIL, a émis une décision qui interdit à certains imams de la région de faire le prêche du vendredi, mais les Imams concernés par la décision auront refusé de faire serment d’allégeance à l’EIIL.
Il n’a, toutefois, pas été possible de vérifier les déclarations des deux responsables irakiens auprès d’une source indépendante, ni auprès de l’EIIL qui observe des consignes très sévères dans sa relation avec les médias.
Les Etats Unis, appuyés par des pays alliés ciblent, depuis mardi 23 septembre, par des raids aériens, des positions de l’EIIL en Irak et en Syrie.
Depuis le début de l’année 2014 les forces irakiennes mènent des affrontements violents contre des groupes armés sunnites et à leur tête l’EIIL.