Lassaad Ben Ahmed
13 Novembre 2017•Mise à jour: 19 Novembre 2017
AA/Paris/Zeynep Ciftci
«Le niveau de menace reste très élevé », a déclaré, lundi le Premier ministre français, Edouard Philippe, aux médias locaux, à l’occasion de la commémoration des attentats du 13 novembre 2015, ayant fait 134 morts, selon un bilan officiel.
«La France est toujours la France» a-t-il souligné, après avoir expliqué que l’on « peut regarder le pays en disant qu’il a tenu ».
Interrogé lundi matin par la radio "France Inter", il a souligné qu’après la «défaite militaire» de Daech en Irak et en Syrie, il était «probablement plus difficile d'organiser des actions» dans le contexte d’un terrorisme international.
Par ailleurs, à propos du retour en France des djihadistes français, le locataire de Matignon s'est dit «extrêmement prudent », tout en affirmant qu'ils étaient «systématiquement soumis à une procédure pénale».
Quant à leur possible responsabilité pour avoir commis des crimes contre l'Humanité, il a affirmé que la décision reviendra aux procureurs en charge de ces dossiers, exprimant son respect des décisions de la justice et de l'État de droit.
Le Chef du gouvernement français n’a pas manqué de rappeler, tout en faisant référence à Charlie Hebdo, que les libertés d'expression et de caricature étaient des «libertés fondamentales».
En outre, afin de contrer les menaces proférées et propagées via les réseaux sociaux, il a évoqué des «discussions avec les grands hébergeurs» et les partenaires européens, Allemagne et Grande-Bretagne en tête.
«Twitter n'est pas hors de la République», a-t-il lancé.