Lassaad Ben Ahmed
16 Octobre 2018•Mise à jour: 16 Octobre 2018
AA / Tunis
A peine le remaniement annoncé, une série de perquisitions ont été menées, mardi dans le domicile de l'opposant français, Jean-Luc Mélenchon et le siège de son parti La France Insoumise (LFI) à Paris.
L’information a été révélée, lundi matin, par Jean-Luc Mélenchon, député et leader du parti LFI, à travers une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, puis relayée par les médias français.
Les locaux du Parti de gauche et les domiciles d’anciens assistants du député LFI ont également fait l’objet de perquisitions.
La police a notamment saisi les téléphones et les ordinateurs des opposants en copiant des fichiers, ont rapporté les médias français. Quinze perquisitions ont eu lieu selon le journal Le Monde.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un acte « d’intimidation » visant le mouvement de la France Insoumise, affirmant que LFI n’a rien à cacher et toutes ses actions sont publiques et transparentes.
« Ceci est un acte politique, une agression politique », a-t-il dit aux médias.
Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris sur des présumés emplois fictifs, utilisant des fonds européens.
La justice veut savoir «si des fonds européens destinés à l’emploi d’assistants d’eurodéputés ont été utilisés pour rémunérer des collaborateurs du parti politique LFI», a rapporté Le Monde.
Une deuxième enquête concerne le financement de la campagne présidentielle de 2017. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques soupçonne des irrégularités.