Mohamed Hedi Abidellaoui
14 Avril 2017•Mise à jour: 15 Avril 2017
AA/ paris/ Souhir Bousbih
La justice française a demandé au Parlement européen la levée de l'immunité parlementaire de la candidate FN à la présidentielle du 23 avril prochain, Marine Le Pen, et de la députée européenne Marie-Christine Boutonnet, toutes deux visées par une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires FN.
Cette double requête avait été formulée au mois de mars, a rapporté, venderdi, la radio Europe 1.
Les deux femmes, alors députés européennes, sont soupçonnées d'avoir indûment rémunéré des assistants parlementaires à Strasbourg (Nord-est) avec des fonds de l'Union Européenne (UE), quand ces derniers travaillaient exclusivement pour le compte du Front National, notamment pour la campagne de 2012.
Le parquet s'est saisi de l'affaire en mars 2015 et depuis, deux personnes impliquées dans le dossier ont été mises en examen pour « recel d'abus de confiance ».
La candidate FN n'a pas été « étonnée » d'apprendre cette nouvelle, comme elle l'a exprimé vendredi au micro de France Info. « C'est normal, c'est la procédure tout à fait classique, je ne suis pas étonné », a-t-elle estimé.
Protégée par son immunité, Marine Le Pen avait refusé de se rendre à sa convocation par les juges d'instruction le 10 mars, avançant qu'elle le ferait après les législatives de juin 2017.