AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La motion de censure contre l'engagement direct du gouvernement français pour l'adoption d'une loi de réforme économique a été rejetée jeudi en raison du nombre insuffisant de votes.
Déposée par le groupe Les Républicains (anciennement UMP), la motion de censure a été votée par 198 députés alors que 289 voix étaient nécessaires pour forcer le gouvernement de Manuel Valls à démissionner.
La loi Macron, projet de libéralisation et relance de l'activité économique en France, qui doit son nom au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron a été ainsi adoptée par l'Assemblée nationale.
Se félicitant de la non-adoption de la motion de censure, le Premier ministre Valls a souligné que ''le mouvement de réforme va se poursuivre'' et que ''le pays a besoin de mouvement''.
Le projet de loi avait été difficilement adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale à la mi-février, dès lors que le gouvernement avait dû engager sa responsabilité, en contournant cette première. Le gouvernement avait ainsi fait recours à l'article 49-3 de la constitution, qui lui permet d'adopter la loi sans vote.
Le Sénat, chambre haute du Parlement français, s'était prononcé à la mi-mai en faveur de la loi contestée à plusieurs reprises par des syndicats et l'avait encore libéralisée, notamment sur la question de la libéralisation des transports en bus contre la domination des réseaux ferrés ou encore l'ouverture dominicale des magasins.
La loi Macron vise la relance économique et envisage entre autres plus de souplesse pour le travail le dimanche et la nuit, essentiellement dans les zones touristiques.
Le projet de loi prévoit par ailleurs la réglementation des conditions de travail des notaires et des huissiers, les transports en autocar comme un moyen de déplacement moins cher que les trains et la simplification des procédures des prud'hommes.