AA - Paris - Bilal Muftuoglu
L'Assemblée nationale en France (parlement) a débattu de la ''reconnaissance de l'Etat de Palestine'', sur proposition des députés socialistes (PS) au pouvoir.
''C'est le devoir de la communauté internationale de réagir, en particulier celui de la France'', de reconnaître la Palestine en tant qu'Etat indépendant, a noté le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans son discours devant le Parlement.
La France qui souhaite ''voir la paix enfin s’instaurer'' entre Israël et la Palestine fera de la reconnaissance ''un instrument du règlement définitif du conflit, un levier au service de la paix''.
La reconnaissance de la Palestine ''n’est pas une faveur, un passe-droit, c’est un droit'', a insisté le chef de la diplomatie française.
La France, ''amie à la fois du peuple israélien et du peuple palestinien'' œuvre, par ailleurs, à faire adopter une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies ''en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations'' entre les deux parties.
Dans son tweet qu'il avait publié mardi sur son compte officiel, le ministre Fabius avait informé que la position de la France depuis 1947 a toujours été favorable à une solution à deux Etats.
Le parlement français votera la décision sur la reconnaissance de l'Etat de Palestine, le 2 décembre, tandis qu'une proposition similaire sur le sujet sera votée au Sénat français le 11 décembre.
Le parlement européen avait aussi débattu jeudi de la reconnaissance de l'Etat de Palestine et votera en décembre un projet de résolution sur le sujet qui ne sera pourtant pas contraignant pour les pays membres de l'Union européenne.
La Suède avait annoncé le mois dernier qu'elle reconnaissait l'indépendance de la Palestine. Les parlements britannique, irlandais et espagnol avaient adopté des textes consultatifs invitant leurs gouvernements à reconnaître la Palestine.