Lassaad Ben Ahmed
01 Août 2018•Mise à jour: 03 Août 2018
AA / France / Fawzia Azzouz
La motion de censure contre le gouvernement français proposée par le groupe LR (Les Républicains) a été rejetée, mardi soir, par les députés de l’Assemblée nationale, après avoir recueilli 143 voix favorables alors que la majorité absolue était fixée à 289 voix.
C’est le chef de file LR à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, qui avait annoncé une semaine plus tôt lors d’un point presse, que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement, après le scandale de l’affaire Benalla pour que «le gouvernement s’explique».
Si la motion de censure déposée par la droite a été approuvée par les députés LR, mais également aussi par le RN (Rassemblement national ex Front-national) ainsi que par la FI (France Insoumise) et les communistes, elle n’a recueilli que 143 voix favorables et n'a pas pu, donc, être adoptée par l’Assemblée nationale.
Le vote et les débats qui l’ont précédé ont été retransmis en direct à la télévision française.
Le premier ministre Édouard Philippe a vivement dénoncé «une instrumentalisation politique» et une «volonté d’atteindre» le président de la République, Emmanuel Macron.
Plus tard dans la soirée, une deuxième motion de censure, déposée conjointement par les groupes de gauche, n'a pu recueillir que 74 voix, soit bien loin du seuil requis.
Pour rappel, Alexandre Benalla, qui était chargé de la sécurité du président Macron, a été filmé le 1er mai, exerçant des violences sur des manifestants à Paris, et arborant un brassard «POLICE» et un talkie-walkie, alors qu’il n’est pas policier et qu’il était autorisé à assister aux opérations des forces de l’ordre en tant qu’observateur seulement, comme l’a précisé Michel Delpuech, Préfet de police, lors de son audition lundi devant les députés.
Alexandre Benalla a été licencié par l’Elysée, le vendredi 17 juillet, après qu’il se soit procuré illégalement des vidéos de surveillance qui l’incriminent suite aux révélations faites, la veille, par le journal le Monde.
Il a été mis en examen aux côtés de trois autres gradés de la police nationale, soupçonnés de l’avoir aidé dans l’accaparement illégal de ces vidéos.