Mona Saanouni
24 Novembre 2017•Mise à jour: 24 Novembre 2017
AA/Ottawa/Sayed Aydogan
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a appelé, jeudi, l’organisation des Nations Unies (ONU) à ouvrir une enquête sur les allégations de vente de migrants africains en Libye comme des esclaves.
C’est ce qui ressort des déclarations de Freeland dans le contexte qui a suivi le diffusion le 14 novembre courant, du reportage de la chaîne américaine CNN, tourné en Libye.
Le reportage montre un marché de vente de migrants africains pour 1200 dinars libyens (environ 800 dollars par personne) dans un village près de Tripoli, dont le nom n’a pas été mentionné.
La ministre canadienne a exprimé la préoccupation de son pays à l’égard de cette question ajoutant : "Nous avons renouvelé notre demande à l’ONU de la nécessité de mener des enquêtes sur ces allégations".
Freeland a souligné le soutien de son pays aux efforts fournis par le gouvernement libyen de consensus notant "Nous exigeons tout de même d’arrêter rapidement les auteurs et de les traduire en justice le plus tôt possible".
Dans le même contexte, la ministre a noté que "le Canada appelle la communauté internationale à s’unir contre l’esclavage et la traite de migrants".
"Nous appelons tous les pays, qui reconnaissent leurs responsabilités, à contribuer au Protocole de l’ONU visant à interdire, réduire et punir la traite d’êtres humains, à l’exécuter et le respecter", a-t-elle ajouté.
Le Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, avait annoncé, lundi dernier, avoir ordonné l'ouverture d'une enquête onusienne sur les informations relayées récemment par une chaîne américaine concernant "la traite des migrants africains en Libye comme des esclaves".
"Je suis terrifié par les reportages et les vidéos qui ont montré des migrants africains vendus tels des esclaves en Libye", a-t-il déclaré.