Selçuk Kılıç,Asena Akçay,Ayvaz Çolakoğlu
08 Août 2017•Mise à jour: 09 Août 2017
AA - Trabzon - Ayvaz Colakoglu
"Tous ceux qui tenteront d'attaquer ces terres et de nuire à nos citoyens en paieront immédiatement le prix" a prévenu le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Dans le cadre de sa tournée d'inspection des investissements réalisés dans la région de la mer Noire en Turquie, Erdogan a prononcé un discours, mardi, devant un panel d'hommes d'affaires dans les locaux de la Chambre d'industrie et de commerce de Trabzon.
Il a tout d'abord affirmé que les membres de l'organisation terroriste FETO, experts dans l'art de la dissimulation, sont même parvenus à tromper leurs plus proches parents.
"Certains viennent nous voir et nous dire, "mon fils est innocent, mon fils est irréprochable, il a été amené (par la Police)". "Il n'est pas au courant des agissements de son fils" a t-il expliqué.
Erdogan a, en outre, fustigé le président du CHP (Parti Républicain du Peuple), Kemal Kilicdaroglu, au sujet des propos hostiles à la Turquie tenus par ce dernier au cours d'une interview accordée à un magazine allemand.
"Celui qui est à la tête du principal parti d'opposition (CHP) affirme dans un magazine allemand qu'il ne faut pas se rendre en Turquie. Et face au tollé, ils font marche arrière "nous n'avons rien dit de tel". Les enregistrements et le magazine sont là. Qui trompes-tu, qui veux-tu tromper", a t-il dit.
Et le chef de l'Etat de poursuivre en faisant référence à la marche organisée par Kilicdaroglu après l'interpellation du député CHP, Enis Berberoglu :
"Le problème n'est pas l'emprisonnement d'un député. Le problème, c'est qu'il (Kilicdaroglu) sait jusqu'où va aller cette affaire. Depuis que la justice élargit ses investigations contre ceux qui soutiennent les organisations terroristes, leurs craintes augmentent. Car ils savent ce qu'ils ont fait, mais la peur n'y changera rien. Si d'aventure, ils ont noué des relations obscures avec les organisations terroristes, ils rendront des comptes devant la justice".
Erdogan a également pointé du doigt les établissements financiers du pays qu'il accuse de pratiquer des taux d'intérêts trop élevés.
"Ce sont les banques qui doivent soutenir financièrement le marché. Mais, elles ne se tiennent pas tranquilles. Nous disons que les taux d'intérêts doivent baisser, mais les banques utilisent l'argent déposé par les citoyens comme un moyen de spoliation. J'espère que la banque centrale et les banques nationales feront le nécessaire pour baisser les intérêts ", a-t-il martelé avant d'ajouter :
"L'année dernière, avec tous les événements vécus, et alors que la croissance de la Turquie n'a été que de 2,9 %, les banques elles, ont enregistré des bénéfices en hausse de 40 %, ce qui montre qu'il y a un problème".
Sur la question sécuritaire, Erdogan a, une nouvelle fois affirmé que l'Etat sera intransigeant sur le sujet.
"Tous ceux qui tenteront d'attaquer ces terres et de nuire à nos citoyens, paieront immédiatement le prix", a t-il mis en garde.