Qualid Filsde Mohamed Chine,Saida Charafeddine
12 Octobre 2015•Mise à jour: 13 Octobre 2015
AA/Le Caire / Sayyed Fethi, Hussein Mahmoud
La justice égyptienne a décidé, lundi, de relaxer les deux fils du président déchu Hosni Moubarak, Alaa et Gamal Moubarak, dans le cadre du procès dit des «palais présidentiels », selon une source judiciaire.
Selon la source judiciaire, «la Cour pénale du nord du Caire, siégeant à l’académie de la police à Batra (sud du Caire), et présidée par le magistrat Salah Mahjoub, a accepté l’appel interjeté par Gamal et Alaa Moubarak, les deux fils du président déchu Hosni Moubarak, à l'expiration de leur peine, dans le procès dit des palais présidentiels, et le tribunal a ordonné leur relaxe».
Lors de l’audience, l'avocat Farid al-Dib a exigé la libération de ses clients (Gamal et Alaa), avec effet immédiat, en affirmant: «Les fils de l'ancien président ont été condamnés dans le cadre de cette affaire, à une peine de trois ans d'emprisonnement. Or la période de leur détention préventive a dépassé l'échéance de cette peine de 6 mois et 18 jours».
Alaa et Jamal Moubarak avaient été, en effet, condamnés, le 9 mai dernier, à trois ans de prison ferme avec amende, après leur recours dans l’affaire des «palais présidentiels». Cette peine est considérée comme ayant été purgée vus qu'ils sont détenus à titre préventif depuis 2011.
Le 29 novembre dernier, les deux fils de Moubarak ont bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire qualifiée par les médias égyptiens de l'«affaire du siècle», en l'occurence celle du «meurtre des manifestants» lors de la révolution populaire de janvier-février 2011.
L’affaire des «Palais présidentiel» porte sur l’édification et l’ameublement de résidences pour le compte des deux fils de Moubarak, pour une valeur de 125 millions de livres égyptiennes payés d'un budget de l’Etat réservé aux Palais présidentiels, et ce sur la période s’étalant entre 2002 et 2011.