Saida Charafeddine
05 octobre 2015•Mise à jour: 05 octobre 2015
AA/Le Caire/Mohmoud Gharib
Le président égyptien Abdelfattah al-Sissi a refusé toutes «surenchères» à propos du rôle joué par l’Arabie Saoudite dans la gestion des services du pèlerinage à la Mecque, dans son commentaire, lundi, de la bousculade de Mina pendant laquelle des centaines de pèlerins sont morts.
«Il n’est pas raisonnable qu’après 1000 ans de bons services aux pèlerins de la part des Saoudiens, quiconque fasse de la surenchère sur le rôle du royaume. Il nous faut être justes», a déclaré al-Sissi lundi, lors d’une allocution prononcée à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la guerre d’octobre (israélo-arabe de 1973), par les forces armées égyptiennes et transmise par la télévision officielle.
Il a à ce propos exprimé son «respect au royaume d’Arabie Saoudite» ainsi que sa «confiance dans les services qu’il fournit aux pèlerins».
Par ailleurs le chef d’Etat égyptien a affirmé qu’«aucun président ne peut rester au pouvoir contre la volonté des Egyptiens», insistant de nouveau sur la nécessité de faire évoluer le discours religieux comme une démarche «extrêmement importante» selon ses dires.
C’est pour cette raison qu’il a appelé tout le peuple égyptien à participer aux prochaines élections législatives et à choisir le député qui «a la responsabilité de légiférer» ajoutant que «l’intérêt de l’Egypte est essentiel quand il s’agit de choisir ses dirigeants, nous n’accorderons pas les fonctions à d’autres que ceux qui les méritent » a-il dit.
Al-Sissi a en outre nié toute relation entre la démission du gouvernement Mahlab et les prochaines législatives dans son pays indiquant: «après la mise en place du futur parlement, l’actuel gouvernement lui présentera un programme, soit le parlement approuve ce programme et le gouvernement poursuit son travail, soit il ne l’approuve pas et un nouveau cabinet sera choisi».
Le 12 septembre dernier al-Sissi a poussé le gouvernement Ibrahim Mahlab - en place depuis son élection à la présidence en juin 2014 - à démissionner sur fond d’ «opération mains propres» contre la corruption. Le président égyptien a chargé Chérif Ismaïl, alors ministre de l'Energie, de former un autre cabinet pour gérer les affaires jusqu’aux prochaines élections législatives.
La guerre du 6 octobre 1973 entre l’Egypte et Israël s’est terminée par la perte par les Egyptiens du Sinaï, qu’ils ont pu récupéré six ans après grâce à des négociations.