AA/ Bagdad/ Ali Jawad
Au moins dix personnes ont été tuées et trente-et-un autres blessées, lundi, dans un attentat à la voiture piégée dans un quartier chiite à Bagdad, trois jours après la décision du premier ministre irakien de décréter une région dans la capitale irakienne « zone démilitarisée », selon une source sécuritaire.
Dans une déclaration à Anadolu, un officier de la police irakienne, a affirmé qu’un kamikaze au volant d’une voiture piégée s’est fait exploser, lundi matin, contre un rassemblement de civils dans le quartier al-Khadimiyya.
Neuf civil outre le kamikaze ont été tués et 31 autres blessés dans un bilan provisoire de l’attentat-suicide, cite la même source.
L’officier, qui a requis l’anonymat, a ajouté que les forces de la police fédérale ont bouclé le lieu de l’explosion et ont empêché les civils de s’approcher, faisant remarquer que les forces de l’ordre ont lancé une campagne en vue d’identifier d’autres bombes ou voitures piégées.
Les victimes ont été transférées immédiatement à l’hôpital situé dans le quartier Al-Khadimiyya, a révélé la même source.
L’attentat de lundi survient au surlendemain d’une série d’explosions qui ont secoué la capitale Bagdad et ont ciblé des civils dans des marchés populaires et des lieux bondés de monde, outre des barrages de sécurité, faisant au moins 35 morts et des dizaines de blessés.
Le premier ministre irakien, Haïdar Abadi avait décrété la région d’Al Khadmiyya, zone démilitarisée dans une tentative visant à mettre fin aux manifestations armées.