AA/Niamey/ AA/Balima Boureima
Des milliers de nigériens ont battu le pavé, mardi à Niamey, pour afficher leur soutien aux soldats nigériens engagés dans la lutte contre le groupe armé nigérian Boko Haram avec pour mot d'ordre: "Boko Haram c'est haram" (illicite du point de vue islamique).
La marche, organisée par des ONG nigériennes, des syndicats, des associations religieuses sur appel de la coalition au pouvoir, a brassé des milliers de personnes dont le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, en tête du cortège, a constaté Anadolu sur place.
C’est au cri de «Boko Haram c’est Haram» et «vive l’armée nigérienne» que les manifestants sont partis de la place Toumo, dans le centre de la capitale, en direction de la place de la Concertation, deux kilomètres plus loin, où les attendaient le président nigérien Issoufou Mahamaou, ainsi que le président du parlement Amadou Salifou.
Le groupe armé nigérian multiplie, depuis le début du mois de février, les attaques sanglantes dans le sud-est du Niger, frontalier avec le Nigéria.
Les manifestants arboraient des pancartes au couleur du drapeau nigérien (orange, blanc, vert) portant l’inscription « Boko Haram, ennemi de l’Islam », « notre armée, notre fierté », « ne touche pas à mon pays de paix » (décoré d’un soldat nigérien), en signe de protestation.
L'opposition a en revanche boycotté la manifestation, qu'elle estimait être "seulement être un prétexte pour redorer le blason du pouvoir", selon une source proche de l'opposition.
Un important dispositif policier a été déployé pour l’occasion et aucun débordement n'a été enregistré, a indiqué une source policière à Anadolu.
Depuis le début du mois de février, le sud-est du Niger est visé par une série d'attaques meurtrières perpétrées par Boko Haram en représailles à la décision du Niger d’envoyer des militaires pour soutenir la lutte contre le groupe nigérian à la frontière entre l’Extrême Nord du Cameroun et le Nigéria où une coalition tchado-camerounaise le combat déjà.