Nadia Chahed
27 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
AA/Nice (France)/Fawzia Azzouz
Près d’un millier de manifestants ont défilé devant la préfecture de Guyane, donnant lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre après l’arrivée du président Emmanuel Macron, ont rapporté les médias français.
C’est un accueil mouvementé auquel a dû faire face, jeudi, le président français Emmanuel Macron, en visite en Guyane pour 48h. Un collectif militant, dont «Pour lagwyann dékolé» (Pour que la Guyanne décolle) a organisé une manifestation qui a réuni plus d’un millier de personnes.
La venue du président Macron fait suite à un mouvement social qui avait paralysé la Guyane au printemps dernier. Les collectifs réclament «des conditions de vie égales à l’hexagone».
Le porte-parole du mouvement, Davy Rimane a estimé que «Macron n’a pas conscience de ce qui se passe en Guyane», rapporte le journal Le Monde. Une autre militante a précisé que «les Guyanais ont bloqué le pays pendant deux mois, des accords ont été signés avec le gouvernement, mais six mois plus tard, les raisons qui les ont poussés à manifester n’ont pas varié», toujours selon la même source.
De son côté le président Macron s’est illustré par une formule qui fait déjà polémique en expliquant aux Guyanais qu’il n’était «pas le père-noël». Il a par ailleurs indiqué qu’il annoncerait vendredi des mesures fortes pour lutter contre l’immigration clandestine.
En fin de soirée, les CRS ont tenté de disperser les manifestants qui souhaitaient être reçus immédiatement par le président. Face à leur refus, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, conduisant à un affrontement. Les rues guyanaises ont fait l’objet d’une surveillance par hélicoptère durant toute la nuit.
A la fin de cet épisode, les militants sont rentrés amers, et Davy Rimane cité par les médias locaux, a estimé que "le président Macron répond par le mépris".