Khalaf Rasha
11 Mars 2016•Mise à jour: 12 Mars 2016
AA / Genève
L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré jeudi que «les élections présidentielles et législatives, prévues en Syrie dans 18 mois, selon la feuille de route, sont la meilleure issue au conflit qui dure depuis 5 ans».
De Mistura a affirmé, dans une déclaration accordée, jeudi, à Anadolu, que «les élections sont la clés de tout espoir de former un gouvernement national et instaurer une nouvelle constitution [en Syrie]».
A la question de savoir s’il existe une solution alternative aux négociations, De Mistura a répondu: «La situation deviendrait dramatique en Syrie et dans la région de manière générale, si les négociations échouaient».
De Mistura a estimé que l’organisation d’élections en Syrie demeure possible, en dépit de la violence des combats, avançant qu’il avait supervisé, lui-même, des élections dans des conditions similaires en Irak et en Afghanistan et qu’elles étaient «transparentes».
Le responsable onusien a confirmé la présence de toutes les parties syriennes aux négociations qui auront lieu lundi prochain à Genève, à l’exception du Parti de l'union démocratique (PYD) et de sa branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), considérés comme organisation terroriste par la Turquie, mais bénéficiant, toutefois, du soutien de la Russie et des Etats-Unis.
Il a, par ailleurs qualifié la demande de l’opposition de libérer les prisonniers détenus par le gouvernement syrien de «légitime».
De Mistura a rappelé l’importance que la cessation des hostilités soit respectée par toutes les parties et que les aides humanitaires puissent arriver aux zones assiégées.
EZ